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TUI France : pourquoi les salariés se mettent en grève

Lors d’une assemblée générale organisée jeudi, des salariés du groupe ont demandé aux syndicats de déclencher une grève, en marge des négociations annuelles obligatoires (NAO). Les revendications sont nombreuses.

« Il y a tellement de choses à rattraper qu’on ne sait plus par où commencer », regrette Stéphanie Dayan, élue CFDT au comité central d’entreprise (CCE) de TUI France. Son syndicat, qui n’était pas représenté au sein du groupe jusqu’au rachat de Transat France, a rejoint la CGT dans l’appel à la grève formulé hier par le syndicat majoritaire, pour ce vendredi à partir de 10h45.

Egalement soutenus par FO, les représentants du personnel, qui ont organisé une assemblée générale devant 200 salariés hier, dénoncent notamment les disparités entre salariés et des conditions de travail dégradées. « Par exemple, 65% des salariés de l’entreprise bénéficient d’un treizième mois. Les arrivants de Transat ne sont pas toujours traités sur un même pied d’égalité« , détaille Stéphane Dayan.

Hausses de salaires et recrutements escomptés

Des augmentations de salaire sont donc demandées, notamment dans le cadre des NAO, qui se tiennent ce vendredi matin. « Nous nous étonnons aussi de voir que ces augmentations de salaires sont individuelles et non collectives, comme c’est l’usage dans les grands groupes », rajoute Stéphanie Dayan. De façon plus large, les représentants du personnel s’inquiètent de leurs conditions de travail.

En effet, ils estiment que certains services manquent de salariés, notamment aux opérations, au service après-vente ou au service carnet de voyages. « Nous sommes en sous-effectifs, et nous regrettons le manque de réaction de la direction. Les salariés nous ont demandé de passer à la vitesse supérieure », abonde Lazare Razkallah, élu CGT au sein de TUI France. « Nous demandons des recrutements », précise Stéphanie Dayan.

Une mobilisation « prématurée » pour la direction

Alors que les NAO ont repris à 11h, la direction de TUI France a pour l’instant expliqué qu’elle jugeait « prématurée » cette mobilisation. En effet, les négociations sont prévues pour durer jusqu’au 23 avril.

Par  ailleurs, la direction précise ne pas avoir reçu de préavis de grève officiel de la part des syndicats autres que la CGT.

En fin de journée, 42 collaborateurs se sont déclarés grévistes, dont 5 agences seulement, sur un total de 999 salariés actuellement, a-t-elle affirmé en soirée. Après deux réunions avec les syndicats, vendredi 13 avril à 11h et 16h, les organisations syndicales ont décidé de cesser le mouvement de grève, a ajouté la direction.

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