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TUI France : la Direccte demande de revoir le plan social

La direction du travail a demandé au voyagiste TUI France de revoir certaines modalités de son plan social, ce qui pourrait conduire à sa non-homologation.

Les « observations » de la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte) des Hauts-de-Seine visent à « suggérer des pistes d’amélioration » au plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) et devront faire l’objet d’une « réponse motivée » de la part de l’entreprise, souligne l’administration.

« Nous avions attiré l’attention de l’administration sur les manquements du plan et nous avons été entendus par la Direccte », s’est félicité Lazare Razkallah, secrétaire général du comité économique et social (CSE) de TUI France. « Pour la direction, il y a un risque que le plan social ne soit pas validé par l’administration, ce qui la contraindrait à reprendre le plan à zéro en recommençant ses consultations. On pourrait ainsi gagner du temps, et améliorer les modalités », poursuit Lazare Razkallah.

Près de 600 postes supprimés

Parmi les éléments qui suscitent commentaires et interrogations de la Direccte, figurent notamment la durée, jugée trop courte, du congé de reclassement pour les salariés licenciés, ou le délai de 48 heures, jugé trop court également, laissé aux salariés pour signer une rupture amiable. La branche française du géant mondial allemand TUI prévoit de supprimer 575 postes, voire 601 si on compte les 26 salariés qui pourraient choisir de partir également car ils se voient imposer une modification substantielle de leur contrat.

Dans le détail, quelque 300 postes (sur 600 environ) seraient supprimés au siège de l’entreprise à Levallois-Perret et sur son site de Lyon, et le reste dans les 65 agences détenues en propre par le voyagiste – dont 42 font l’objet d’un projet de reprise. Le plan de sauvegarde de l’emploi annoncé par TUI France est contesté par les représentants des salariés, qui estiment que les « conditions sociales de licenciement [sont] misérables et en inadéquation avec les moyens colossaux du groupe TUI ».

Si l’administration retoque le PSE, « notre direction devra se retourner vers la maison mère pour réclamer des moyens supplémentaires » et améliorer ainsi les conditions de départ, espère Lazare Razkallah. Pour la direction du voyagiste, « que la Direccte ait des recommandations concernant le PSE de TUI France fait partie du processus habituel à son bon déroulement et cela cadre dans les échanges réguliers que nous avons avec eux. Nous continuerons en effet nos discussions avec la Direccte afin d’arriver à un plan social final ».

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