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Sortie de piste pour Delta et Northwest

Les deux compagnies partenaires d’Air France dans Skyteam, minées par la flambée des prix du pétrole, se sont placées sous le chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites.

Et de quatre ! Après United Airlines et US Airways Group, c’est au tour des compagnies américaines Delta et Northwest, membres de Skyteam, de se déclarer en faillite et de se placer sous chapitre 11 de la loi américaine, l’équivalent de notre redressement judiciaire. Ce faisant, elles se mettent temporairement à l’abri de leurs créanciers et peuvent ainsi poursuivre leur restructuration.

Une économie de 5 milliards de dollars en 2006

C’est d’abord la concurrence féroce des compagnies à bas coûts sur les liaisons intérieures qui mine depuis quelques années les performances des majors américaines. Ainsi, la part de marché des low cost est passée de 4 % en 1991 à plus de 20 % cette année. Mais c’est aussi la hausse continue des prix du kérosène ces derniers mois qui a finalement eu raison des deux transporteurs, alors même que leurs charges fixes, en particulier les salaires, sont plus élevées que celles de leurs consoeurs européennes. La facture pétrolière devrait ainsi s’élever pour Northwest à quelque 3,3 milliards de dollars en 2005, contre 2,2 milliards un an plus tôt. Pour Delta, l’addition sera encore plus lourde, puisqu’elle s’élève à 1,1 milliard de dollars pour le seul deuxième trimestre 2005. La compagnie a donc mis en place un vaste plan de restructuration, qui est déjà réalisé à 85 % et qui devrait lui permettre d’atteindre 5 milliards de dollars d’économies annuelles en 2006.

De son côté, Northwest cherche à économiser 1,1 milliard de dollars sur ses coûts salariaux, ce qui a généré un fort mécontentement de la part de ses mécaniciens, qui se sont mis en grève au mois d’août. A présent, les deux transporteurs vont avoir les coudées franches pour imposer, grâce au chapitre 11, ce qu’ils n’ont pas pu obtenir par la négociation.

Pas de conséquences pour les dessertes françaises

Côté réseau, le dépôt de bilan ne devrait pas avoir de conséquences sur les dessertes françaises des transporteurs. En effet, dès le 14 septembre, Air France a précisé que Delta maintiendrait une exploitation normale, dans le cadre de Skyteam, et que les liens commerciaux unissant les deux compagnies seraient préservés (partages de codes, accès aux salons et réciprocité des programmes de fidélisation).

Même chose pour Northwest, qui ne modifiera rien sur sa desserte transatlantique. Ce faisant, les deux transporteurs américains veulent continuer à capitaliser sur leurs lignes internationales, qui représentent le seul moyen pour eux de garder la tête hors de l’eau, en compensant les pertes sur leur marché intérieur.

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