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MUMTAZ TEKER, PRÉSIDENT DE REV VACANCES/PACHA TOURS « L’avenir des TO n’est pas sur le mass market »

Tout juste élu président du Conseil exécutif des producteurs au SNAV, Mumtaz Teker qui continue à (s')investir avec passion dans le secteur, travaille aussi à la relance de ses deux marques, Rev Vacances et Pacha Tours.

L'Écho touristique : Le groupe Teker et ses deux marques commerciales, Rev Vacances et dans une moindre mesure Pacha Tours, tournaient au ralenti depuis des années. Pourquoi cette mise en retrait ?

Mumtaz Teker : J'ai racheté la marque Rev Vacances en 1998 parce que je pensais que c'était une belle marque qui devait continuer d'exister. À l'époque, j'étais également actionnaire de Jet tours et pour ne pas les concurrencer, j'ai laissé Rev Vacances un peu en sommeil. Par la suite, les événements ne nous ont pas épargnés, dont les crises égyptiennes à répétition, puis la grippe aviaire en 2006. Pacha Tours a souffert des tensions politiques récurrentes en Turquie. Et le Printemps arabe a couronné le tout. J'ai préféré depuis quelques années mettre le bateau au port, en attendant que passe la tempête. J'avais les moyens d'attendre, en réduisant la voilure tout en restant bénéficiaire.

 

Vous pensez que la conjoncture est devenue favorable à un redéploiement ?

D'abord, j'ai trouvé la bonne personne, Olivia Even, pour mettre en oeuvre cette relance. C'est une ancienne de Pacha Tours qui a multiplié les expériences et nous apporte son savoir-faire. Elle est en train de constituer une nouvelle équipe de production. Cinq embauches sont déjà effectives. Je pense ensuite qu'il y a une demande en BtoB pour des TO positionnés sur le voyage à la carte. Les concentrations ont provoqué un vide et les grands groupes misent en priorité sur le mass market. L'avenir des TO et des agences n'est pas sur ce segment de marché. Les clients n'ont pas besoin de nous pour ce type de produits.

 

Quelles sont vos ambitions ?

Elles sont raisonnables, je ne mets pas mon ego dans le développement. Le groupe a tourné autour de 7 ME de chiffre d'affaires en 2012 et 2013. On doit pouvoir atteindre les 20 ME sans prendre de risques démesurés. Pour le à la carte, on n'a pas besoin d'affréter des avions, de prendre des engagements hôteliers. On peut ajuster, s'adapter à la demande. L'équipe comptera à terme une vingtaine de collaborateurs. Et j'ai les moyens de cette relance, à travers notamment une campagne de pub TV en fin d'année.

 

Vous venez d'être élu à la présidence du Conseil exécutif des producteurs du SNAV, quelles sont selon vous les priorités ?

J'ai occupé moult fonctions au SNAV et après une parenthèse, je reprends cette présidence avec la volonté de passer le flambeau à la jeune génération qui doit prendre confiance. Il y a un élan à attendre avec la nouvelle équipe à élire. Georges Colson, que j'estime, a un bon bilan mais il n'a pas assez communiqué pour expliquer ses actions. Et il va falloir enfin dépasser les clivages entre producteurs et distributeurs. Les taux de commission, ce n'est vraiment pas le problème. Le client doit être au centre de nos préoccupations communes et chacun en tirera les bénéfices.

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