Depuis le 28 février 2026, date de l’escalade militaire entre l’Iran, les Etats-Unis et Israël, le ciel du Moyen-Orient s’est transformé en un véritable casse-tête logistique et sécuritaire. L’intensification des frappes ces derniers jours, ciblant notamment les infrastructures énergétiques et civiles, n’encourage pas la reprise des vols. Si les compagnies aériennes locales persistent à croire en une reprise partielle, les européennes fuient toujours la région. Selon les données de la société d’analyse Cirium, plus de 52 000 vols en provenance ou à destination du Moyen-Orient ont été annulés, sur les quelque 98 000 programmés.
Compagnies du Golfe : reprise partielle, malgré de nombreuses annulations
L’Irak, le Koweït et l’Iran demeurent totalement fermés au trafic civils, tandis qu’Israël, le Qatar ou Bahreïn exigent désormais des autorisations préalables pour chaque décollage ou atterrissage. Si les Emirats arabes unis et l’Arabie saoudite conservent des couloirs ouverts, l’incertitude règne et la situation demeure instable. Les compagnies aériennes sont d’ailleurs parfois contraintes à des demi-tours d’urgence en plein vols, lors d’attaques de drones ou d’alertes aux missiles. Lundi 16 mars, l’aéroport international de Dubaï avait été contraint de suspendre temporairement son trafic en raison d’une attaque de drone. Les conséquences de cette paralysie partielle révèlent des situations hautement contrastées entre les opérateurs du Golfe. Emirates a ainsi annulé plus de 2 000 vols, soit environ 54 % de ses vols réguliers, selon les données de Cirium relayées mercredi 18 mars par l’agence de presse Reuters. Le taux d’annulation est même plus important pour Qatar Airways (93 %) et Etihad (79 %).


