EasyJet accepte une offre de rachat à 6 milliards d’euros
La compagnie britannique easyJet accepte une offre de rachat à six milliards d’euros du fonds d’investissement américain Castlelake.
Le conseil d’administration de la compagnie britannique easyJet a annoncé ce lundi avoir conclu un accord de principe avec Castlelake. La société d’investissement américaine propose un rachat à 6,90 livres par action – soit une valorisation du deuxième transporteur européen à plus de cinq milliards de livres (environ six milliards d’euros).
Date limite de dépôt repoussée
Cet accord marque un tournant dans les négociations. EasyJet avait d’abord rejeté quatre offres de la part du fonds. La troisième tentative avait notamment été jugée trop opportuniste, car elle profitait d’une baisse temporaire de l’action easyJet liée aux tensions au Moyen-Orient. Face à cette cinquième offre, revue à la hausse, le conseil d’administration s’est dit prêt à recommander l’opération à ses actionnaires. Pour laisser le temps de finaliser les démarches, la date limite pour le dépôt officiel de l’offre a été repoussée au 3 août 2026.
L’acquéreur n’est pas un inconnu du domaine aéronautique. Fondé en 2005 et gérant près de 38 milliards de dollars d’actifs, Castlelake est un acteur majeur de la location d’avions commerciaux. Le fonds possède déjà plus de 375 appareils, loués à des compagnies comme Qantas, Etihad ou Frontier. Cette solide expérience semble avoir rassuré la direction d’easyJet sur l’avenir de l’entreprise : « Castlelake a souligné (…) son intention de soutenir sa croissance future et sa transformation en une compagnie aérienne européenne plus solide et plus résiliente », a précisé la compagnie britannique dans un communiqué.
Acteur stratégique
Pour Castlelake, cette opération permet avant tout de mettre la main sur des actifs très recherchés : un maillage stratégique desservant 164 aéroports à travers 38 pays, 93,4 millions de passagers transportés en 2024-2025, et surtout une flotte de plus de 350 Airbus A320.
Conscient des enjeux financiers et écologiques liés au renouvellement de ces appareils, le fonds d’investissement a indiqué soutenir « le programme de modernisation de la flotte d’easyJet, qu’il considère comme central pour les objectifs de compétitivité, d’efficacité et de durabilité à long terme de la société ». La compagnie s’appuie également sur le succès de sa diversification dans les forfaits touristiques : lancée en 2019, sa filiale easyJet Holidays a ainsi vu son bénéfice avant impôts bondir de 46% sur l’exercice 2024-2025.
Si l’accord de principe est acté, la direction d’easyJet rappelle toutefois qu’il n’existe encore aucune certitude quant à la signature finale de l’accord. L’opération dépend notamment de l’audit approfondi des comptes de la compagnie aérienne.
À lire aussi :
- Banyan Tree choisit le Monténégro pour son premier hôtel en Europe
- Grands départs : Jean Castex ne garantit pas « que tout va marcher à…
- Air France : les quatre nominations qui vont marquer l’été
- ADN Tourisme : Christelle Chassagne prend la présidence
- Voyagistes : « Nous avons un retard de 85 000 clients sur l’été…