Reprise des vols au Moyen-Orient : le point sur la situation, au 16 mars
Plus de trois semaines après le début du conflit, le trafic aérien demeure parcellaire au-dessus du Golfe persique. Si certaines compagnies reprennent progressivement les vols, les Européennes demeurent frileuses – l’ampleur des combats ne permettant pas l’assurance d’une situation sécuritaire stable.
40 000, c’est le nombre de vols annulés depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le 28 février 2026, selon le cabinet d’analyse de données Cirium. Si, plus de trois semaines après le début du conflit, les liaisons reprennent progressivement de et vers le golfe Persique, le trafic demeure parcellaire. Et certaines compagnies continuent d’éviter méthodiquement la région, faute d’un apaisement.
Plusieurs espaces aériens demeurent entièrement fermés : c’est le cas en Iran, en Irak, et au Koweït, rapporte le média local L’Orient-Le Jour. Les autorités koweïtiennes incitent par ailleurs les passagers souhaitant quitter le territoire à transiter par voie terrestre vers l’Arabie saoudite voisine, suite à une attaque de drone bisant l’aéroport de la capitale.
A l’inverse, il est possible pour les compagnies aériennes de se rendre en Jordanie, au Qatar, à Oman, et en Arabie saoudite. L’espace aérien de Bahreïn a également réouvert en fin de semaine dernière. L’aéroport international de Beyrouth continue pour l’instant de fonctionner, malgré la menace israélienne, bien que la structure accuse de plus en plus d’annulations. En Syrie, la plateforme de Damas reste paralysée, mais un corridor de substitution a été réactivé depuis Alep pour permettre certaines liaisons.
Attaque de drone à Dubaï
A Dubaï, la situation demeure précaire : l’aéroport international de la ville a été contraint de suspendre temporairement son trafic, suite à une attaque de drone. Ce lundi, le trafic reprend partiellement : la compagnie Emirates annonçait pouvoir reprendre un service réduit dès 10h00, heure locale.
C’est d’ailleurs cette dernière qui accuse le taux de reprise le plus marquant : la compagnie émiratie assure, selon les données de FlightRadar24, environ 61% de son programme habituel. La compagnie effectue désormais trois vols quotidiens vers l’aéroport Paris-Charles de Gaulle (départs de Dubaï à 02h20, 06h45 et 13h50) et un vers Nice (départ à 07h35).
Etihad Airways n’assure, à ce stade, que 13% de son programme habituel, selon ces mêmes données. Plusieurs vols vers Paris sont toutefois programmés : un ce mardi 17 mars (départ à 02h00), deux le mercredi 18 (départs à 02h00 et 13h40), un le jeudi 19…
Qatar Airways reste plus à la marge : le taux de reprise de la compagnie plafonne à 8%. La compagnie a communiqué sur les vols assurés du 18 au 28 mars sur son site internet. Elle opérera notamment vers Paris (CDG), mais ne donne pour l’instant pas plus de précisions.
Air France, Lufthansa, British Airways : pas de reprise prévue avant fin mars
Du côté des compagnies européennes, on ne reprend toutefois toujours pas les vols. Air France annonçait ce vendredi prolonger la suspension de ses vols de et vers Dubaï et Riyadh jusqu’au 17 mars, et de et vers Tel Aviv et Beyrouth jusqu’au 18 mars.
British Airways (IAG) va plus loin : la compagnie a annoncé, le 10 mars, suspendre tous ses vols à destination et en provenance d’Abou Dhabi jusqu’à « la fin de l’année 2026 ». La compagnie a également suspendu ses vols vers Amman, Bahreïn, Doha, Dubaï et Tel Aviv jusqu’à fin mars 2026.
Lufthansa ne desservira pas non plus Dubaï, Abou Dhabi, Amman, Beyrouth et Erbil jusqu’au 28 mars 2026. Elle ne volera pas non plus vers Tel Aviv avant le 2 avril.
A lire aussi :
- Surcharges carburant : ce que les agences peuvent (ou pas) répercuter aux clients
- [INFOGRAPHIE] Surcharge carburant : quelles sont les hausses…
- Nouveau retard du TGV M ? La SNCF dément
- [TRIBUNE] Faire de l’accès aux vacances une cause nationale
- En Polynésie française, moins de chambres, plus de croisières et un…
