Avant le début du conflit le 28 février, 9,3 millions envisageaient de partir en vacances à l’étranger*. Soit 400000 de plus que l’an dernier à la même époque, indique Protourisme. Selon un sondage réalisé du 7 au 11 mars, auprès de 984 personnes envisageant de partir en vacances cet été, ils ne sont plus que 8,5 millions à l’envisager désormais, ajoute le cabinet d'études. Soit 800000 de moins que la même enquête réalisée il y a six semaines.
Des conséquences sur l’Asie et le Maghreb
Parmi les 800000 vacanciers français déclarant renoncer à partir à l’étranger, plus de 40% envisageaient initialement un séjour au Proche ou au Moyen-Orient, explique à L'Écho touristique Didier Arino, DG de Protourisme. Par ailleurs, environ 30% prévoyaient une escapade en Asie ou en Océanie, 15% au Maghreb, 10% en Grèce et en Turquie et 5% aux Etats-Unis. Ces tendances baissières se lisent aussi à travers le Baromètre Orchestra pour L’Écho touristique réalisé sur les dix premiers jours de mars. « Cette défiance pourrait s’accentuer si la crise perdure, amplifiée par la hausse des prix du transport aérien », note Didier Arino. "Les images des Français bloqués à l’étranger sans solution de rapatriement ont un impact considérable sur l’envie de voyager. »


