Retrouvez l'actualité du Tourisme pour les professionnels du secteur tourisme avec l'Echo Touristique : agences de voyages, GDS, prestataires spécialisés, voyagistes

Les revendications des professionnels

Les techniques de lobbying ont bien pénétré les esprits dans les organismes touristiques. Pour ces présidentielles, ils ont fait de gros efforts pour structurer et présenter leurs revendications. Si leurs interlocuteurs, pour la plupart institutionnels, se montrent attentifs à leurs doléances, celles-ci manquent encore souvent de visibilité, faute d’audience, de médiatisation et de poids. Ce manque de présence sur le devant de la scène, est

Les 7 travaux du SNAV

Le SNAV a fait passer aux candidats, ainsi qu’aux parlementaires, un document qui résume en 7 points les propositions qu’il souhaiterait voir mises en oeuvre par le futur président de la République et son gouvernement.

La plaquette, très documentée, nombreux chiffres et indicateurs à l’appui, liste dans l’ordre : la nécessité de recréer un ministère du Tourisme, de doter la politique de moyens financiers, de transformer l’Union européenne en opportunité, de clarifier les statuts des professionnels du tourisme, d’alléger le coût du travail, de passer à la vitesse supérieure pour les TPE-PME et de développer une politique de l’offre touristique. Le président du syndicat a rencontré ces derniers jours les représentants du parti socialiste et de l’UMP sur les questions liées au tourisme : « ils ont bien compris les attentes du SNAV sur la nécessité d’avoir une personne au gouvernement dédié au tourisme », explique Georges Colson, président du SNAV, qui a également insisté sur le fait que « la France doit jouer un rôle essentiel dans les révisions des prochaines directives européennes ». Citant « le problème de la TVA non récupérable sur les forfaits touristiques produits par les réceptifs-DMC (Destination Management Company) à l’attention des professionnels étrangers » ainsi que la force majeure « La France est le seul pays où elle ne semble plus être reconnue ». Enfin, le SNAV veut attirer l’attention sur les difficultés économiques persistantes des professionnels du tourisme : « les mesures d’assouplissement du dispositif de chômage partiel ont été reconduites mais ce n’est pas suffisant. L’aide aux entreprises doit être renforcée car le secteur n’est plus créateur d’emplois », ajoute-t-il. La clarification des statuts des professionnels apparaît d’autant plus comme prioritaire dans ce contexte. Depuis plusieurs années, auto-entrepreneurs et courtiers intermédiaires exercent sans immatriculation auprès d’Atout France et crée un marché parallèle qui échappe aux agences. Georges Colson attend désormais une réponse écrite des deux candidats PS et UMP. En 2007, seul Nicolas Sarkozy lui avait répondu.

LES HÔTELIERS ENSEMBLE DANS UN MANIFESTE

Les deux principaux syndicats de l’hôtellerie, l’UMIH (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie) et le GNC (Groupement national des chaînes) ont publié un « manifeste » destiné aux candidats à la présidentielle intitulé Rendre sa compétitivité à l’industrie du tourisme et à son moteur, l’hôtellerie. Le document, de 49 pages, repose sur deux convictions fortes : les secteurs d’activité du tourisme, porteurs d’emplois et à fort potentiel économique, doivent pouvoir compter sur une stabilité fiscale, et les mécanismes d’allégement de charges actuellement en vigueur sur les bas salaires doivent être pérennes pour garantir un haut niveau d’emploi et continuer à jouer un rôle d’ascenseur social. Les deux organisations syndicales articulent leurs recommandations autour de quatre enjeux : l’attractivité et la compétitivité, le développement de l’emploi et l’accueil des jeunes, le renforcement de l’offre « France » dans le monde mais aussi celle de la profession en misant sur la qualité, et enfin la promotion au plus haut niveau de l’État d’une « grande politique du tourisme ». « Les dirigeants de demain devront eux aussi, à l’image de nos concurrents espagnols ou américains, porter comme le président Barack Obama en janvier dernier, à haut niveau le flambeau de l’industrie du tourisme français et offrir à nos hôteliers les outils nécessaires pour mieux promouvoir leurs compétences et préserver notre leadership », écrivent les hôteliers. De manière plus pratique, ils souhaitent également que l’hôtellerie puisse compter sur une stabilité du taux réduit à 7 % et sur un arrêt de la multiplication de nouvelles taxes ou leur augmentation.

Le Ceto prône une approche interministérielle

Le futur président de la République devra considérer que le tourisme est un élément indispensable pour le développement du pays, ce qui n’a pas été le cas jusqu’à présent, exhorte le Ceto. « La France est la première destination touristique mondiale », rappelle René-Marc Chikli, président de l’Association de tour-opérateurs. Il faut que ce secteur soit reconnu à sa juste valeur, de manière cohérente, « que ce soit à l’import ou à l’export » par rapport à son poids pour l’économie du pays. « Le tourisme pèse plus lourd que l’automobile ou l’agriculture, il faut avoir ça à l’esprit. Dans cette optique, il faudra créer au plus vite pour ce secteur un poste d’interministériel rattaché au gouvernement, pour faciliter le travail de l’ensemble des acteurs du tourisme. Plus qu’un ministre du Tourisme, il nous faut quelqu’un qui soit capable de couvrir toutes les activités de l’industrie du tourisme, de faire le relais sur tous les ministères concernés. On a demandé cela en 2007 et on ne l’a jamais obtenu ». À chaque fois que la personne en charge du Tourisme s’adresse au ministère de l’Économie, dont elle dépend, on ne lui donne pas de budget, déplore René-Marc Chikli. « Quand on annonce la composition du gouvernement, l’avant-dernier nommé, juste avant les Anciens Combattants, c’est le Tourisme, alors qu’il serait légitime que nous soyons plus haut dans la liste des priorités ». Le Ceto demande également la révision de la responsabilité de plein droit, qui met les opérateurs de voyages dans une situation « anti-compétitive par rapport aux autres pays ». Il propose aussi la mise en place d’un fonds de garantie, et un encadrement déontologique sur Internet, « pour lutter contre les atteintes aux entreprises du tourisme » avec comme référence les « actions menées par le secteur de l’hôtellerie vis-à-vis de sites comme Tripadvisor ».

L’UNAT VEUT QUE L’ ACTION DES ASSOCIATIONS DE TOURISME SOIT RECONNUE D’INTÉRÊT GÉNÉRAL

Parmi les demandes exprimées dès le mois de janvier dernier, l’UNAT (Union nationale des associations de tourisme et de plein air) se positionne, comme d’autres, pour la création d’un ministère du Tourisme, « avec un Ministre en titre, rattaché directement au Premier ministre ». L’UNAT souhaite également la mise en place de dispositifs juridiques et administratifs, qui reconnaissent que l’action des opérateurs de tourisme associatif à vocation sociale s’inscrit dans le cadre de l’intérêt général. Parmi les revendications également, le rétablissement de la ligne budgétaire « tourisme social» – supprimée depuis 2005 et conséquence de la non-reconnaissance de l’action du secteur – au bénéfice de la rénovation des hébergements du tourisme social. « Les besoins annuels d’investissements sur les établissements du tourisme social sont estimés à environ 50 ME par an pour les 10 prochaines années », rappelle Patrick Brault, président de l’UNAT.

L’UNAT veut aussi que soit confirmée et recentrée l’action de l’ANCV (Agence nationale du chèque vacances) dans sa mission d’aide au secteur du tourisme social. « Il est indispensable que son statut d’EPIC soit maintenu, qu’elle garde le monopole d’émission du chèque vacances et qu’elle puisse poursuivre son action à toutes les couches de la population qui en sont aujourd’hui exclues (retraités, chômeurs, etc.) ». Au niveau européen, l’UNAT demande notamment de doter l’Union européenne d’une ligne de crédit « Tourisme social » significative et pérenne pour engager des actions utiles au développement touristique intra-européen. Enfin, elle souhaite que soient étudiées « les modalités et les dispositions qui permettraient la création d’un « chèque vacances européen » utilisable sur l’ensemble des pays de l’Union.

Internet veut faire entendre ses voix

L’Association des vendeurs en ligne, Level, a soif de concertation : « J’attends de pouvoir enfin collaborer étroitement avec les représentants d’un ministère du Tourisme à part entière, sur les spécificités des ventes en ligne du tourisme, et d’être associé à la réflexion en amont », explique son président Frédéric Vanhoutte. Level défend par ailleurs une certaine vision de la première destination mondiale : « Je souhaite aussi que chacun fasse la promotion de la France sur son site (information ou commerce), et appose un lien vers un site www.france.com qui ne soit pas la propriété d’une entreprise privée, mais de l’État ».

L’avenir de notre secteur s’inscrit dans le cadre général du développement futur du web. D’où l’importance des besoins exprimés, en parallèle, par l’ ACSEL (Association pour le commerce et les services en ligne), qui interpelle les candidats sur la base d’une enquête Ifop menée en février/mars auprès de 130 dirigeants. Les acteurs de l’économie numérique soulignent l’importance majeure de l’innovation (R et D) et des infrastructures. Pierre Alzon, président de l’ACSEL, pointe notamment le rôle capital du haut débit, qui permettra le développement de nouveaux services comme le télé-enseignement et la TV connectée, à travers laquelle les agences en ligne se déploieront demain. Par ailleurs, l’ancien DGA de Voyages-sncf.com interpelle les pouvoirs publics sur le fait que le Net écartant les notions de territorialité, il faut faire évoluer son cadre : « La concurrence est à un clic. Une adaptation des règles fiscales au niveau européen est indispensable pour un développement équitable du numérique », explique Pierre Alzon.

La Fnam demande aux candidats de sauver le pavillon français

La fédération de l’aviation marchande interpelle les candidats pour restaurer la compétitivité, faire de la France la porte d’entrée de l’Europe et faire du développement durable un atout stratégique.

La Fnam (Fédération nationale de l’aviation marchande) ne veut pas mourir comme la marine marchande française. C’est le message qu’elle a voulu faire passer aux candidats à l’élection présidentielle en diffusant 10 propositions destinées à « sauver le pavillon français », selon Lionel Guérin, président de la Fnam. Selon l’organisme qui regroupe 370 entreprises d’un secteur représentant 331 400 emplois directs, le pavillon tricolore est « passé de 59 % à 48 % de part de marché en dix ans ». Pour enrayer le déclin, il veut restaurer la compétitivité économique du secteur et propose de :

Diminuer le coût du travail par un dépla

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