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L’édito de Dominique Gobert : quel été pour nos professionnels ?

Vaste sujet mais pas trop de solutions, malgré des discours très rassurants. Et toujours pas trop de visibilité pour toutes ces entreprises, qui, sans rien lâcher pour reprendre le patron des EdV, Jean-Pierre Mas, ne tiennent finalement pas grand-chose…

Assemblée Générale des Entreprises du Voyage (EdV) en visioconférence hier, parce que le vie continue et que rien ne doit nous arrêter. N’empêche que ça fait quand même bizarre de se retrouver derrière un téléphone (ou un ordinateur), constater que les comptes du syndicat sont bons, et que ce même syndicat a obtenu un sursis avant déménagement de deux ans. D’ailleurs, si tout va bien, le prochain congrès, que mon camarade Paul Mumtaz va organiser de main de Grand turc, se tiendra en Albanie… un de ces jours lointains. Novembre 2021 ? Mai 2022 ?

Pour le point de la situation, dans l’ensemble, le gouvernement a fait le job, même s’il reste encore quelques inquiétudes, notamment en ce qui concerne le fonds de solidarité, les charges fixes – notamment le plafond. Quant au plan de relance, ça reste encore très confus mais il faut bien reconnaître que Valérie Boned et Jean-Pierre Mas, secrétaire générale et président des EdV, ne « lâchent rien ».

Dominique Gobert, éditorialiste

Auront-ils les moyens ?

Sans oublier ces fameux PGE, qui demeurent la grosse inconnue pour l’ensemble de la profession. Car, contrairement à ce que tout le monde croyait, il faudra rembourser. C’est inéluctable, même si pour le moment, on en est à négocier des prolongations dans le temps…

Pas question de transformer ces prêts en fonds propres, ce qui verrait ainsi l’Etat actionnaire de milliers d’entreprises. Quoi que, perso, ça me ferait assez rigoler de voir un Bercy assister au conseil d’administration de l’agence de voyages de mes amis corses par exemple.

En revanche, et c’est une belle avancée de la part des EdV, en collaboration avec le Seto de René-Marc Chikli, on pourra peut-être les transformer justement (ces fonds, pour ceux qui n’auraient pas suivi) en fonds participatifs… qui végèteront tranquillement dans les bilans. Plus compliqué, mais pas insurmontable et de toute façon, il faudra bien trouver une solution, juste pour éviter une capilotade en masse. On a déjà suffisamment de tourisme de masse, si je puis m’exprimer ainsi.

> A lire aussi : Tourisme : en mai, l’activité partielle sera prise en charge sans critère de chiffre d’affaires

Et l’été, me direz-vous, histoire aussi de justifier le titre de cet édito ?

Patrick Pourbaix, toujours optimiste (mais il a une excuse, il est Belge) se veut optimiste pour ses grands navires de croisière. Lueur d’espoir, exprime-t-il, à condition que le port de Marseille soit ouvert, de même que les bistrots et restaurants. Comme Marseille ne souhaite pas trop de touristes cet été, ça risque d’être compliqué.

Quand à René-Marc Chikli pour le Seto, il est aussi « optimiste », mais comme tout est encore « trop flou », rien n’est encore gagné. Même si  le secrétaire d’Etat au Tourisme Jean-Baptiste Lemoyne entend bien que « nous pourrons voyager en Europe cet été ».

Certes, mais comme l’Europe n’harmonisera pas ses règles, tout ceci sent encore le pâté, si je puis dire. En revanche, si Président Macron arrive à libérer le pays, supprimer la ligne de démarcation et les Ausweis, on peut espérer une saison estivale en France quasi meilleure que celle de l’année dernière.

Sans oublier que le Américains de bon aloi, autorisés à nous rendre visite s’ils sont vaccinés.

Si nos bistrots et hôtels sont ouverts, ce qui n’est pas encore gagné. Mais on y croit, l’été sera beau… et chaud.

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