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Le Club Med ne renie pas la France

Si les dirigeants du groupe ne manquent pas une occasion de se féliciter de la stratégie d'internationalisation engagée en 2004, ils assurent ne pas négliger le marché français pour autant.

Le 9 mai dernier, le Club Med a fait un (petit) pas de plus vers l'Extrême-Orient. En portant à 10 % sa participation dans le capital du groupe français, le conglomérat chinois Fosun est devenu son premier actionnaire. Il n'est pas la seule entreprise étrangère à en détenir des parts (la Caisse de dépôt et de gestion du Maroc en possède aussi 7,1 %, le groupe saoudien Rolaco 5,6 %, et l'italien Benetton 2,2 %), mais il est clairement la plus stratégique.

Lors de la présentation des résultats semestriels du Club Med, le 7 juin dernier, Henri Giscard d'Estaing, son PDG, l'a répété : « la Chine reste notre priorité ». Rien que sur l'hiver 2011-2012, la clientèle d'origine chinoise a progressé de 31 % par rapport à l'année précédente, représentant 5 % du total des clients sur la saison. Elle constitue même la deuxième nationalité au village mauricien d'Albion, après les Français, et la première au village de Kani, aux Maldives (environ un client sur deux).

En off, un cadre du Club Med finit d'ailleurs par reconnaître que cette forte présence a généré l'agacement d'une partie des clients occidentaux. « Les Chinois ne sont pas encore rodés aux manières européennes, commente-t-il. Mais ils sont observateurs et s'adaptent vite. Et cette question ne se pose vraiment que sur ce village.» Pour conserver une mixité de clientèles, le groupe a toutefois décidé d'ouvrir d'ici l'hiver 2015 un second village aux Maldives.

 

LA CLIENTÈLE FRANÇAISE, 40 % DES VENTES

Mais la Chine n'est que la partie la plus visible de l'iceberg. Plus globalement, le Club Med enregistre un développement rapide dans l'ensemble des pays émergents. Durant l'hiver, le nombre de clients en provenance de ces marchés, qui représentent plus d'un cinquième des ventes, a ainsi progressé de 10 % par rapport à l'année précédente, contre 4 % de hausse globale tous marchés confondus.

Au gré de cette internationalisation, qui passe aussi par les pays européens où le groupe s'estime trop faible (Allemagne et Royaume-Uni, notamment), la clientèle française ne représente plus aujourd'hui qu'« entre 40 et 50 % » du total des ventes, selon Sylvain Rabuel, DG France, Belgique et Suisse. « Mais en valeur absolue, le nombre de Français continue d'augmenter », poursuit-il. Et parmi les nouvelles recrues, les deux tiers s'orientent vers le haut de gamme (4 et 5 trid-ents).

La politique de développement du réseau de distribution physique dans l'Hexagone est aussi présentée comme un signe de l'intérêt constant du groupe pour le marché français. « Nous avons une cinquantaine d'agences en propre et une douzaine d'agences franchisées, dont nous comptons à terme porter le nombre entre 20 et 30 », reprend Sylvain Rabuel. Quant au reste des agences offline, elles continuent selon lui à générer 40 % des ventes en France. Et les candidates se bousculeraient au portillon…

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