L’Autriche glisse du ski au wellness
Pour vendre leurs Spas et formules bien-être, les hôteliers autrichiens ont inventé le wellness, mélange d’hébergements chaleureux, de gastronomie, de détente aquatique et de soins du corps. Ce cocktail redore le blason des stations de ski locales, qui souffrent d’un accès difficile depuis la France.
Drôle de néologisme, comme on les aime dans les pays germanophones. Wellness, l’art de se sentir bien… L’hôtellerie autrichienne de loisirs a fortement investi depuis cinq ans dans l’aménagement de piscines, de saunas, de cabines de massage, et embauché du personnel pour assurer le service. Résultat, le Tyrol, où l’offre est devenue pléthorique, se relance sur le marché français. L’Autriche en hiver était en perte de vitesse depuis les JO d’Albertville en 1992. Avec ses nouveaux produits, elle regagne des parts de marché, estime André Bertrand, responsable du développement chez Austro Pauli. Rien d’astronomique cependant, moins de 1 500 clients individuels par saison chez Austro Pauli.
Sur place, pourtant, les Français sont bien présents. Mais le marché échappe aux TO. Dans nos établissements familiaux, nous ne donnons pas de contingents, explique une hôtelière à Seefeld. Les clients habitués réservent en direct et suffisent à notre bonheur.
Le concept du wellness revêt des réalités différentes selon les établissements visités. Certains parlent de soins médicaux, d’autres de décoration ou de gastronomie. Le médical, le fitness et la relaxation sont les piliers du wellness, tranche Markus Tschoner, directeur du tourisme de la région olympique de Seefeld, qui se vante de proposer la plus forte concentration d’établissements labellisés. En pratique, le client est en droit d’attendre une piscine, un sauna, une salle de fitness et la présence d’un masseur ou d’une esthéticienne. Plus il montera en gamme, plus l’offre sera importante. La mise en scène des espaces wellness fait la différence entre les établissements à succès et les autres. Deux ou trois étages sont parfois nécessaires pour déployer l’offre imaginée par les hôteliers : grottes artificielles, saunas aux ambiances variées… De quoi ne plus avoir envie de mettre un ski sur les pistes.
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