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Ile des Pins

Plein gaz, le bateau zigzague dans le lagon turquoise de l’île des Pins, entre les patates de corail. Le temps d’une rapide baignade, nous faisons halte à Nokanhui, étroite bande de sable blanc, puis à l’îlot Brosse, qui tire son nom des centaines de pins colonnaires qui bordent sa plage déserte. On peut cependant naviguer plus doucement autour de l’île des Pins, en embarquant sur une pirogue traditionnelle en bois à balancier, et à la v

Plein gaz, le bateau zigzague dans le lagon turquoise de l’île des Pins, entre les patates de corail. Le temps d’une rapide baignade, nous faisons halte à Nokanhui, étroite bande de sable blanc, puis à l’îlot Brosse, qui tire son nom des centaines de pins colonnaires qui bordent sa plage déserte. On peut cependant naviguer plus doucement autour de l’île des Pins, en embarquant sur une pirogue traditionnelle en bois à balancier, et à la voile triangulaire si particulière. La balade permet d’approcher les immenses rochers coralliens sculptés par l’érosion millénaire, qui parsèment la baie d’Upi. Elle s’achève par un parcours à pied jusqu’à une piscine naturelle. Touristique, elle permet toutefois d’observer avec masque et tuba des myriades de petits poissons multicolores, prisonniers à marée basse de cet immense bassin circulaire entouré de pins et de rochers. Pour apprécier la beauté de l’île des Pins, un détour s’impose également par le village de Vao pour admirer sa très originale église polynésienne et ses vieux bâtiments coloniaux. A deux pas, la plage Saint-Maurice dévoile l’un des sites sacrés des Kuniès, qui peuplent l’île. Face à la mer, ils ont au fil du temps protégé une statue du Christ en métal argenté par des dizaines de totems de bois sculptés. Plus tard, sur la route qui mène au Méridien, nous passons devant les ruines du bagne. En activité jusqu’en 1909, plus de 3 000 communards, dont la célèbre Louise Michel, y furent déportés après l’insurrection parisienne de 1871. Toujours entretenu par la mairie de Paris, un petit cimetière regroupe les simples sépultures de corail, sans nom, de 188 malheureux.

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