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[Exclu] Fram : l’interview d’Alain de Mendonça et de Georges Colson

Comment expliquer le départ de deux DG, en deux ans et demi ? Pourquoi Alain de Mendonça ne nomme-t-il pas un successeur à Michel Quenot ? Quel sera le rôle de Georges Colson ? Nous avons interrogé, ce matin, les deux principaux intéressés.

carnet de l'entreprise

L’Echo touristique : Isabelle Cordier est restée DG un an. Michel Quenot, à peine plus longtemps. Le poste n’est pas tenable ?

Isabelle était là pour la phase de restructuration, qui était un chantier particulièrement lourd. Michel, pour le redéploiement. Il nous quitte pour de vraies raisons personnelles, vous pouvez me croire. Ce sont deux histoires différentes.

Pourquoi ne pas nommer un successeur à Michel Quenot ?

Alain de Mendonça : La question s’est posée. Mais nous avons une bonne équipe opérationnelle à Toulouse, plutôt senior, notamment avec Fabien Cadio (directeur de l’activité Groupe, Ndlr), Renaud Marrache (directeur de l’exploitation) et Fréderic Granel (DGA), sans oublier France-Line Michon à Paris. Pour ma part, j’occupais déjà un rôle opérationnel en tant que président. Devenir directeur général s’inscrit dans la continuité, et c’est une fonction que j’occuperai depuis Paris. Mais je ne chercherai pas à être omniprésent.

Quel sera le rôle de Georges Colson en tant que consultant ?

Alain de Mendonça : Nous avions gardé le contact ensemble. Nous faisons appel à Georges (qui ne sera pas salarié, Ndlr) alors que le concept Framissima évolue. Son point de vue m’intéresse. Il est d’ailleurs en ce moment même au Framissima Les Idrissides à Marrakech, sur lequel je lui ai demandé un rapport d’étonnement. C’est typiquement le rôle de mission pour laquelle il peut apporter une valeur ajoutée, d’autant qu’il connaît bien le Maroc.

Alain, aurez-vous d’autres Framissima au Maroc ?

Alain de Mendonça : Non, nous avons déjà deux beaux porteurs, même si nous pourrions prendre plus de chambres dans un hôtel. En plus des Idrissides, nous basculons en novembre sur le Tafoukt à Agadir, en remplacement des Dunes d’Or. Le Maroc reste l’un des gros axes historiques de Fram, même si le printemps arabe a changé la situation.

Georges Colson (joint au Maroc) : Je suis effectivement en mission à Marrakech, même si mon rôle de consultant ne s’arrêtera pas au Maroc. Ma mission, c’est d’être aux côtés du président de Fram, de lui apporter mon savoir-faire, mon historique, mes relations avec les agences de voyages. J’ai quitté Fram avec une grande tristesse, mais j’ai tourné la page. Je ne suis pas là pour dire ‘Ils auraient dû faire autrement’. Tant que je peux apporter mon expérience pour le maintien et le développement de Fram, qui a connu une période bien difficile, je le ferai. Pas d’amalgame toutefois, je n’aurai aucune fonction opérationnelle.

Combien de temps avez-vous travaillé chez Fram ?

Georges Colson : Plus de 60 ans ! Je suis rentré à l’âge de 17 ans, et suis resté jusqu’à mon poste de président du conseil de surveillance en 2015. J’ai 81 ans. Alors oui, je ne suis pas un jeune perdreau de l’année, mais je suis en pleine forme !

Alain, une petite exclu à partager avec nos lecteurs ?

Alain de Mendonça : Nous aurons cet hiver un Framissima à Zanzibar – l’accord de principe est signé. Nous aurons aussi un Framissima à Phuket.

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