Alors que les recommandations portaient jusqu’à présent sur les seuls pays les plus touchés par l’épidémie, le Quai d’Orsay invite désormais à différer l’ensemble des “déplacements à l’étranger, dans toute la mesure du possible”. “Par ailleurs, pour les voyages vers les zones où le virus circule activement, (...) il convient de se référer aux recommandations spécifiques qui figurent dans les Conseils aux voyageurs du pays concerné”, ajoute le ministère des Affaires étrangères sur son site Conseils aux voyageurs. C’est donc une situation inédite que doivent affronter les professionnels du tourisme de l’Hexagone, pour beaucoup réunis en cellule de crise lundi matin, et ce alors qu'un nouveau point du Seto est attendu pour ce lundi après-midi.
Si les voyages ne sont donc pas malgré tout “déconseillés” ou “formellement déconseillés”, cette préconisation du ministère des Affaires étrangères tranche néanmoins avec celles de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui dans sa dernière publication sur le sujet, le 27 février dernier, ne recommandait toujours aucune restriction au voyage ou au commerce. "L’OMT et l’OMS sont prêtes à collaborer étroitement avec l’ensemble des communautés et des pays touchés par la situation d’urgence sanitaire actuelle, pour un avenir meilleur et avec plus de résilience, assure ainsi l’OMS dans une déclaration conjointe avec l’OMT. Des restrictions aux voyages allant au-delà des recommandations actuelles pourraient perturber inutilement le transport international et avoir des répercussions négatives sur le secteur du tourisme.”
