La Chine a annoncé vendredi la fermeture de sections de la Grande Muraille ainsi que celle de monuments emblématiques à Pékin, dans le but de contrôler la propagation du coronavirus qui a déjà tué 26 personnes. Et désormais, 40 millions d'habitants de la province du Hubei, où le coronavirus est apparu en décembre dans la ville de Wuhan, sont en quarantaine. Pour autant, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) n'a pas désigné le virus comme une urgence internationale. « Ne vous y trompez pas, c’est une urgence en Chine. Mais ce n’est pas encore une urgence sanitaire mondiale. Cela pourrait le devenir », a déclaré avec prudence, jeudi soir, le directeur de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.
I am not declaring the new #coronavirus outbreak a public health emergency of international concern today. The Emergency Committee was divided over whether the outbreak represents a PHEIC. This is an emergency in China, but it has not yet become a global health emergency. https://t.co/16knaV4lMZ
— Tedros Adhanom Ghebreyesus (@DrTedros) January 23, 2020
Les CGV s'appliquent
Dans ce contexte, que répondre à vos clients ? S'ils envisagent de reporter ou d'annuler un voyage en Chine, les conditions générales de vente s'appliquent. Autrement dit, les éventuelles pénalités prévues dans le contrat de vente sont redevables, nous confirment les Entreprises du Voyage et le Syndicat des entreprises du tour-operating (Seto), qui suivent de très près la situation. Les membres du Seto n'ont pas prévu de réunion à ce stade, et ce, tant que l'OMS maintiendra qu'il ne s'agit pas d'une urgence sanitaire mondiale, nous précise Jean-François Rial, vice-président du Seto. Les voyagistes que nous avons contactés ne constataient hier aucune annulation, et notaient très peu de demandes de report. En revanche, depuis six jours, les prises de commandes ont ralenti. "Les réservations sont en baisse, mais ne sont pas nulles pour autant. Nos clients font la part des choses, et attendent surtout d'en savoir plus sur la propagation du virus suite aux mesures drastiques mises en place par les autorités chinoises", souligne Guillaume Linton. Le PDG d'Asia ne manifeste donc pas d'inquiétude à ce stade, d'autant que la période de voyage s'étend habituellement d'avril à octobre. Et que les portes d'entrée "naturelles" des voyageurs français sont Pékin, Xian et Shanghai, à 800kms au bas mot de Wuhan. Tous les vols vers Wuhan sont annulés, notamment les trois vols d'Air France depuis Paris.


