Retrouvez l'actualité du Tourisme pour les professionnels du secteur tourisme avec l'Echo Touristique : agences de voyages, GDS, prestataires spécialisés, voyagistes

Club Med : Henri Giscard d’Estaing saisit le conseil de prud’hommes pour contester son licenciement

Evincé de la présidence du Club Med l’été dernier, Henri Giscard d’Estaing a saisi le conseil de prud’hommes de Paris pour contester son licenciement.

Quelques mois après son départ du Club Med, Henri Giscard d’Estaing a saisi le conseil de prud’hommes de Paris pour contester son licenciement pour « absence de cause réelle et sérieuse, ainsi que faire valoir le préjudice subi pour les conditions brutales et vexatoires dans lesquelles il est intervenu », nous précise Julia Minkowski, avocate et associée gérante du cabinet Minkowski & Partners, et conseil d’Henri Giscard d’Estaing.

L’ancien dirigeant estime d’abord présenter « un bilan exceptionnel » , avec plus de deux milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024, une marge opérationnelle proche de 10%, c’est-à-dire quatre fois plus qu’en 2015, grâce à la réussite de la stratégie de montée en gamme du Club Med. Et des résultats 2025 qui viennent renforcer, selon Henri Giscard d’Estaing, son bilan en tant que président de la marque au trident.

Un contrat de travail signé en 1997

Pour autant, Henri Giscard d’Estaing a appris que Fosun « avait d’ores et déjà recruté, dans son dos, l’un des deux candidats qu’il avait présenté comme éventuel successeur à la tête du Club Med, Stéphane Maquaire, via une de ses entités chinoises », poursuit Julia Minkowski. Henri Giscard d’Estaing n’a eu d’autres choix « que de faire acter qu’il s’agissait d’une révocation de fait de son mandat social ».

Son contrat de travail, signé en 1997 lorsqu’il était entré comme membre du Directoire du Club Med, se trouvait ainsi réactivé, estime le conseil. Stéphane Maquaire, officiellement nommé à la tête du Club Med, a alors convoqué Henri Giscard d’Estaing à un entretien préalable au licenciement au cœur de l’été. « Cet entretien a été organisé dans un bureau anonyme, hors du siège social du Club Med », indique Julia Minkowski.

Le Club Med ne commente pas

Cette absence de cause réelle et sérieuse et le caractère brutal et vexatoire de la procédure amènent Henri Giscard d’Estaing à réclamer « le versement des indemnités classiques dans ce type de situation », c’est-à-dire un mois de salaire par année d’ancienneté, et le versement de la part variable de sa rémunération pour l’exercice record de 2025, au prorata temporis.

Contacté par la rédaction, Club Med n’a pas souhaité commenter cette information.

Henri Giscard d’Estaing a rejoint le groupe en 1997 en tant que directeur général adjoint en charge des finances, du développement et des relations internationales. Il devient ensuite directeur général (2001), puis président du directoire (2002) et PDG (2005). C’est lui qui a conduit la stratégie de montée en gamme de Club Med. En juillet 2025, il est débarqué par Fosun, l’actionnaire majoritaire de la marque au trident.

À lire aussi :

- Publicité -
2 commentaires
  1. Katherine Petitjean dit

    Soutien entier à MR Giscard d’Estain qui a fait du club Med ce qu’il est actuellement.
    Un club de grande qualité : lieux choisis avec soin , personnel au top , prestations de qualité tout en conservant l’esprit convivial.

  2. Combes Catherine dit

    H G D N saisit le conseil des Prud’hommes ?? À ce niveau là ce n’est pas glorieux …

Laisser votre commentaire (qui sera publié après modération)

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Dans la même rubrique
Eventiz from Travelsoft