Après une année 2024 catastrophique sur le plan comptable, la Nouvelle-Calédonie peine à rassurer les touristes internationaux. En 2025, l’archipel comptabilise 58 421 arrivées par voies aériennes, soit un léger recul (-1,6%) par rapport à 2024. Qui était déjà le niveau le plus bas constaté par la destination depuis une trentaine d’années. La France métropolitaine, avec 42% des arrivées, constitue toujours le premier marché de la Nouvelle-Calédonie (24 252 visiteurs). "Dans cette année de relance post crise, la Nouvelle-Calédonie a déjà reconquis près des deux tiers (58 %) de son volume de voyageurs métropolitains de 2023", se réjouit Nouvelle-Calédonie Tourisme, l’office de tourisme de l’archipel. Les motifs de voyages sont principalement affinitaires (52%). Même si le loisir (25%) et le voyage d’affaire (13%) retrouvent des couleurs. À noter : la durée moyenne de séjour "exceptionnelle" des visiteurs français, à plus de 32 jours.
+31% de croisiéristes
Tout marché confondu, la Nouvelle-Calédonie a restauré 47% de son trafic aérien touristique de 2023. La reprise s’appuie également sur les marchés de proximité, notamment l’Australie (20% des arrivées, 38% de reconquête) et la Nouvelle-Zélande (4% des arrivées, 18% de reconquête). Le secteur des croisières, stratégique pour l’industrie du tourisme en Nouvelle-Calédonie, affiche en revanche une dynamique intéressante avec 250 924 croisiéristes accueillis l’année dernière (+31%). L’office de tourisme trouve d'autres motifs de satisfaction dans ces résultats. Et notamment le fait que l’écart de fréquentation touristique avec 2023 se réduise progressivement au fil de l’année 2025. En janvier, il s’établit à -67% par rapport à cette année de référence, contre -40% en décembre 2025, "confirmant une tendance d’amélioration régulière", selon Nouvelle-Calédonie Tourisme.


