En 2024, la Nouvelle-Calédonie a attiré moins de 60 000 touristes internationaux (-52,8%). Les émeutes du printemps de la même année ont provoqué l’effondrement de l’activité touristique. Et si la situation politique est loin d’être réglée localement, les autorités calédoniennes sonnent la mobilisation pour la relance. Avec un objectif précis : accueillir 250 000 touristes d’ici à 2032, année pendant laquelle seront organisés les Jeux olympiques, à Brisbane (Australie), « voisine » d’environ 1 500 kilomètres. Le gouvernement local dégaine donc un plan d’action à court et moyen terme, organisé autour de cinq axes, dont le premier vise à « restaurer la confiance » envers la destination.
"Une politique tarifaire attractive"
Le budget de promotion va ainsi être enforcé significativement, notamment sur les marchés australiens, néo-zélandais et japonais. Compagnies aériennes, office de tourisme, hôteliers et voyagistes vont travailler de concert pour lancer des campagnes et offres communes afin de « stimuler la demande régionale », indique Nouvelle-Calédonie Tourisme. Parmi les autres leviers activés rapidement : l’accueil d’une « grande production audiovisuelle dès 2026 », pour offrir une vitrine au territoire, et la création d’un « label d’excellence calédonien ». Territoire qui devra, avant tout, être accessible. Les autorités locales s’engagent donc à favoriser « une politique tarifaire attractive » en matière de desserte sur les marchés prioritaires, « l’ouverture à de nouvelles compagnies aériennes » tout en préservant « le rôle structurant d’Air Calin » et « la reprise des vols charters vers le Japon dès 2026. »


