Moyen-Orient : vols annulés et voyageurs bloqués, ce que doivent faire les agences

Les Entreprises du Voyage et le Syndicat des entreprises du tour-operating recommandent naturellement de stopper les départs, mais pas seulement.

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Linda Lainé

Linda Lainé

1 mars 20262 min de lecture

Cession d’agences de voyages : comment éviter les pièges ?
Les deux syndicats ont publié leurs conseils samedi soir.© Adobe Stock

Dans le Golfe persique, la situation reste extrêmement compliquée depuis samedi 28 février. À la suite des frappes en Iran, Téhéran riposte, avec un risque d’embrasement dans toute la région. Des explosions ont retenti dimanche dans différentes villes du Moyen-Orient.

Les clients peuvent obtenir un avoir ou un remboursement

Dans ce contexte, marqué par un risque d’escalade militaire régionale, des fermetures d’espace aérien et des annulations de vols en cascade, les Entreprises du Voyage (EdV) et le Syndicat des entreprises du tour-operating (Seto) ont publié des conseils pour les seuls voyages à forfait. Leurs recommandation concernent plusieurs destinations impactées : Arabie Saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Irak, Israël, Jordanie, Liban, Oman, Qatar.

Pour les clients qui devaient rejoindre l’une de ces destinations ou transiter par un hub de la région, les deux syndicats recommandent de suspendre les départs jusqu’à nouvel ordre. Les agences de voyages peuvent proposer des avoirs. Toutefois, les clients sont en droit de les refuser, auquel cas le remboursement s’impose en vertu du Code du tourisme.

Clients bloqués sur place : 3 nuits prises en charge

Pour les clients bloqués sur place à cause de la fermeture de l’espace aérien, les syndicats invitent leurs adhérents à "assurer toute l’assistance nécessaire". Les agences réceptives, sur place, prêteront main forte.

Pour rappel, si le retour d'un client devient impossible en raison de l’annulation du vol, "l’agence de voyages et le tour-opérateur sont solidairement tenus d’assurer l’hébergement du client les trois premières nuitées", souligne une note aux adhérents. Cette co-responsabilité s'inscrit dans le cadre des voyages à forfait.

Au-delà des trois nuitées, des frais peuvent être facturés au voyageur. "Les compagnies européennes sont alors tenues de prendre en charge ces frais", ajoute le document. Pour les compagnies extra européennes, les EdV et le Seto conseillent de les solliciter afin qu’elles aussi prennent en charge « à titre commercial » ces surcoûts dus aux annulations de vols.

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