Retrouvez l'actualité du Tourisme pour les professionnels du secteur tourisme avec l'Echo Touristique : agences de voyages, GDS, prestataires spécialisés, voyagistes

Nouveaux vols directs vers le Sri Lanka et les Maldives : French Bee cible les Français qui veulent éviter le Golfe

French Bee élargit son portefeuille de destinations en ouvrant une nouvelle route vers l’Océan indien, permettant la desserte des Maldives et du Sri Lanka.

Dix ans après sa création, French Bee programmera bientôt dix destinations. La compagnie du groupe Dubreuil ouvre une nouvelle route permettant la desserte de deux nouvelles destinations : les Maldives et le Sri Lanka

Avec ce nouvel axe saisonnier, la compagnie low cost ambitionne notamment de mieux exploiter sa flotte de six Airbus A350. « Notre activité est très saisonnière jusqu’ici, avec un pic en juin, juillet et août », explique Marc-Antoine Blondeau, le directeur général de French Bee. Surtout, elle investit deux destinations totalement dépendantes des hubs aériens du Golfe, et en déficit de liaisons directes depuis la France. « 90% des Français se rendent aux Maldives via une compagnie du Golfe », assure Zemourda Aissaoui, directrice commerciale de la compagnie depuis le printemps 2025.

Plus de partenariats avec les voyagistes

Mais la guerre au Moyen-Orient n’a pas créé d’opportunités pour French Bee. « Nous ne lançons pas de routes en fonction de l’actualité. D’ailleurs, le prix du kérosène ne devrait pas nous inciter à ouvrir de nouvelles lignes », sourit Zemourda Aissaoui. Au niveau commercial, ces deux liaisons directes depuis Paris-Orly peuvent par contre répondre aux attentes de nombreux professionnels du tourisme.

En effet, de nombreux Français sont restés coincés aux Maldives au moment où le monde entier cherchait à rentrer chez lui, au début du mois de mars. Et ce, simplement par manque de vols directs, obligeant les voyagistes à affréter des avions pour accélérer le rapatriement de leurs clients. La perspective de réserver des blocs-sièges devrait donc intéresser plus d’un voyagiste. Des partenariats sont déjà à l’étude.

Mais cela ne suffira pas à transformer le modèle économique de French Bee. « Les deux-tiers de notre chiffre d’affaires (494 millions d’euros en 2025, NDLR) sont réalisés par des ventes directes », rappelle Zemourda Aissaoui. Le B2B pèse pour « 26 à 27% » de l’activité, et les TO, seulement 10%. French Bee ambitionne toutefois d’attirer 30 000 passagers dès la première année sur cette nouvelle route.

Depuis sa création, la compagnie a transporté plus de 6 millions de passagers, dont plus de 1,2 million sur la seule année 2025. Au total, French Bee dessert désormais neuf aéroports* à travers le monde : New York, Los Angeles, San Francisco, Miami, Montréal, La Réunion, Papeete, Malé, Colombo.


« Le prix du kérosène a forcément un impact économique »

Face à la hausse du prix du kérosène, French Bee se montre vigilant. « Le fuel pèse 25 à 30% de nos coûts », chiffre Marc-Antoine Blondeau. « À Orly, il a doublé entre février et mai. Cela a forcément un impact économique. Grâce au groupe Dubreuil, nous sommes couverts sur une partie de ce que nous consommons, ce qui nous permet de rester ambitieux concernant nos résultats financiers pour l’exercice 2026. La demande est présente, les clients sont au rendez-vous, c’est rassurant. »

À lire aussi :

- Publicité -

Laisser votre commentaire (qui sera publié après modération)

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Dans la même rubrique
Eventiz from Travelsoft