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CIT Evasion espère toujours son redémarrage

Le sort de CIT Evasion reste lié à celui de sa maison mère en Italie. La filiale française, qui espère toujours un redémarrage, supprime néanmoins 41 postes.

Le groupe italien CIT est toujours aux abois et les négociations se prolongent entre banques, fonds d’investissement et le gouvernement pour essayer d’éviter la faillite pure et simple.

Sous réserve d’accords entre les différentes parties, une issue positive semblait toutefois se dessiner au début de cette semaine. Une nouvelle entité pourrait être créée, qui reprendrait les activités rentables de la CIT (le tourisme en particulier et donc toutes les filiales étrangères) tandis que le solde (l’immobilier notamment) resterait dans l’ancienne entreprise, qui serait condamnée à disparaître à plus ou moins long terme. Cette solution permettrait au fonds d’investissement public Sviluppo Italia de rentrer dans le capital de CIT, sans doute majoritairement, les banques prenant le reliquat.

Si le gouvernement italien entérine cette stratégie, nous pourrons redémarrer en France, espère Maurice Bensaquen, directeur général adjoint de CIT Evasion à Paris. Le sort de l’entreprise française, placée en redressement judiciaire après son dépôt de bilan en août dernier, est en effet conditionné à la survie de sa maison mère. Le tribunal de commerce de Paris a prolongé début octobre la période d’observation jusqu’au 10 décembre. Ce qui nous a laissé le temps de nous réorganiser et de prévoir un plan de continuation.

Redimensionner pour pouvoir repartir

Le 9 novembre, un comité d’entreprise a validé un plan social qui prévoit le licenciement de 41 salariés sur les 127 que compte l’entreprise, un chiffre légèrement revu à la baisse. Nous redimensionnons la société en vue d’un redémarrage, explique Maurice Bensaquen avec des départs qui interviendront dans tous les secteurs, services généraux mais aussi distribution et tour-operating. Un courrier a été adressé à l’ensemble des tour-opérateurs et réseaux pour faciliter les reclassements.

En revanche, il n’est pas question pour l’instant de se séparer du réseau (12 agences à l’enseigne CIT), même si des candidats (Jancarthier, Wasteels) se sont déclarés intéressés. Il est important que nous conservions l’intégrité de la société pour le moment, même si nous serons sans doute amenés ensuite à nous séparer de quelques points de vente, explique Maurice Bensaquen. Si le sauvetage du groupe se confirme en Italie, CIT France pourrait alors ressortir ses brochures et reprendre ses ventes dès le mois de janvier 2005.

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