Très attendu, le nouveau TGV M n’entrera en service qu’au 1er juillet 2026
En France, les nouvelles rames de TGV rouleront seulement à compter du 1er juillet, soit avec deux ans de retard par rapport à l’objectif initial de la SNCF.
Le lancement du nouveau TGV M est encore retardé. Jusqu’à présent, SNCF Voyageurs tablait sur un démarrage « début 2026 » vers le sud-est. Mais les premières rames rouleront le 1er juillet 2026, indique ce mercredi la compagnie. Quatre premières rames neuves devraient circuler pendant les vacances d’été.
Le PDG de SNCF Voyageurs Christophe Fanichet attribue ce nouveau contretemps à un « retard de livraison » des rames de la part du constructeur ferroviaire Alstom et aux « délais d’homologation », selon l’AFP. Le constructeur a reçu une commande de 115 machines en 2018 pour un investissement de plus de 4 milliards d’euros de SNCF Voyageurs.
Une bonne nouvelle pour Trenitalia
La mise en service du TGV M devait initialement démarrer pour les Jeux olympiques et paralympiques 2024. Après ce retard lié au constructeur Alstom, il était question de mettre une dizaine de rames en circulation en février 2026. Et ce, sur l’axe sud-est, entre Paris Marseille et Nice. Histoire, par la même occasion, de taquiner la concurrence.
Trenitalia s’est lancée le 15 juin sur Paris-Marseille. A partir du 14 décembre, la compgnie italienne va proposer 14 allers-retours quotidiens sur Paris-Lyon au lieu de neuf actuellement, avec une campagne de promotion XXL le 14 décembre.
« Par rapport à la concurrence, nous sommes sereins. Le gâteau s’agrandit », expliquait Alain Krakovitch le 11 mars 2025. Le directeur de TGV-Intercités s’exprimait à l’occasion de la présentation du TGV M, à la gare de Lyon de Paris.
Un TGV plus capacitaire
Le TGV M, c’est avant tout un train flambant neuf plus grand. Sa capacité totale grimpe à 600 places quand la rame prévoit la voiture-bar. Et même à 740 sièges sans voiture-bar, soit 20% de plus en configuration Ouigo (« low cost »). Le nouveau TGV comprendra neuf voitures, au lieu de huit aujourd’hui.
Le nouveau TGV constitue la cinquième génération des TGV. Pour Christophe Fanichet, il s’git d’une « vraie révolution technologique ».
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