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sauvée en bout de piste

Au bord de la liquidation, la compagnie brésilienne a été rachetée par Aereos Transportes Aereos, une société créée par son ancienne filiale de fret, VarigLog.

Le boulet n’est pas passé loin, mais la compagnie brésilienne Varig est désormais sauvée. Le 21 juillet, elle a été rachetée, lors d’une vente aux enchères, par son ancienne filiale de fret VarigLog. Après avoir fait un premier versement de 24 millions de dollars, cette dernière s’est engagée à investir au total 485 millions de dollars dans la relance du transporteur.

5 500 licenciements

Plombée par une dette de plus de 3 milliards de dollars et au bord de la faillite, Varig n’assurait plus que six lignes nationales et deux vols internationaux, avec dix appareils. A mesure que seront ajoutés de nouveaux avions à la flotte, en location ou en acquisition, d’autres destinations seront immédiatement relancées, assure-t-on chez la compagnie. Pour l’instant, aucune précision n’est donnée sur une éventuelle reprise des vols vers la France.

La nouvelle direction de Varig devrait se prononcer ce 25 août sur l’évolution du programme vers l’Europe, en particulier la ligne São Paulo/Paris. Par souci d’économie, il est toutefois possible que le transporteur ne reprenne pas ce vol et préfère trouver des solutions de rechange avec ses partenaires de Star Alliance, notamment avec Lufthansa, qui assurerait le préacheminement des passagers depuis la France jusqu’à Francfort, d’où Varig assure toujours un vol.

Dans l’immédiat, les repreneurs ont lancé les bases d’une restructuration draconienne. Le plan de reprise prévoit de faire de Varig une compagnie à prix modérés avec un fonctionnement assuré par 2 100 salariés, contre 10 000 auparavant. Un premier train de 5 500 licenciements a déjà été annoncé. Il y a plus qu’urgence. En juillet dernier, la part de marché de Varig par rapport aux autres transporteurs brésiliens n’était plus que de 3,54 %, contre 25 % un an plus tôt. Sur les lignes internationales, elle s’est fait tailler des croupières par TAM qui contrôle maintenant 53 % du trafic.

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