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« Remettre American Express Voyages d’Affaires en ordre de croissance » : Guillaume Col, directeur général d’american express Voyages d’affaires pour la france, la Belgique et les pays-Bas

Fraîchement nommé, le nouveau DG a une feuille de route chargée, qui donne la priorité au développement technologique et à la mise en place de nouveaux partenariats et projets de croissance externe.

L'Écho touristique : vous occupez le poste de directeur général d'American Express Voyages d'Affaires pour la France, la Belgique et les Pays-Bas. Qu'est ce qui vous a décidé à rejoindre le groupe ?

Guillaume Col : ce qui m'a fait venir, c'est la marque American Express, qui est connue mondialement. Il y en a très peu qui ont une telle notoriété et qui possèdent en plus un socle de clientèle large et solide.

Combien comptez-vous de clients et comment ce périmètre évolue-t-il ?

Nous avons plusieurs centaines de grands comptes. Nous allons d'ailleurs communiquer davantage sur nos clients. Récemment, nous avons resigné avec Canal + et gagné la Banque de France et la DGAC. Nous gagnons et perdons des clients chaque année, c'est la vie des affaires. Il y a un effet lassitude au bout de 8-10 ans. Les cycles sont donc relativement longs, contrairement au secteur dans lequel j'évoluais précédemment, le fret aérien et maritime, où les appels d'offres pouvaient avoir lieu tous les trois mois.

Quelles sont vos priorités pour la France ?

Placer les clients au centre de notre stratégie. Les accompagner et les fidéliser en leur proposant le meilleur. Et en gagner de nouveaux. Cet objectif est facilité par la création de la joint-venture au début de l'année. Elle dispose de 900 millions de dollars pour investir dans la technologie, la data et la croissance du réseau via des partenariats et des acquisitions afin d'élargir notre présence mondiale et notre puissance d'achat.

American Express a-t-il tardé à prendre le virage du numérique ?

Il y a une demande très forte de déploiement des flux vers le online. La part progresse de façon régulière au fur et à mesure que les clients changent leurs habitudes. La joint-venture nous apporte les moyens et l'agilité nécessaires pour répondre à ces nouvelles attentes.

Quant à la partie offline, elle joue toujours un rôle essentiel pour respecter notre exigence de qualité de service.

Quelles sont les attentes principales des entreprises vis-à-vis de leur TMC ?

Les responsables des achats et les Travel Managers que j'ai pu rencontrer recherchent avant tout une offre économique et technologique. On doit être là pour résoudre les problèmes, faire en sorte que le voyage se passe sans encombre, et proposer des solutions end to end, qui vont de l'ordre de mission jusqu'à l'intégration dans le système comptable. La technologie devient critique quand on rentre dans des marchés fragmentés comme l'hôtellerie, la restauration ou les transferts en taxi. Le niveau de complexité est supérieur, mais il y a un gisement d'économie colossal.

Qui sont vos principaux concurrents ?

Carlson Wagonlit Travel, BCD Travel et Egencia sur certains comptes. Les réseaux volontaires sont aussi à surveiller pour la personnalisation de leur offre et leur présence locale. Pour une entreprise, il est compliqué et risqué de changer d'agence de voyages d'affaires. Dans ce contexte, il nous faut en permanence faire ressortir la différence de notre proposition de valeur. C'est l'un de mes objectifs pour les prochaines années.

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