Aujourd’hui, malgré une reprise progressive, les tensions demeurent. Elles portent notamment sur des postes en réception, personnel d’étage (housekeeping) et restauration. Le turnover y est particulièrement élevé. En parallèle, le nombre de jeunes formés aux métiers de l’hôtellerie a chuté, exacerbant les difficultés de recrutement. Jonathan Jeulin, directeur de l’hôtel indépendant Paris d’Issy (Issy-les-Moulineaux), illustre bien les problèmes de recrutement. « Cela fait deux ans que je cherche un réceptionniste de nuit », explique-t-il. Faute de mieux, l’établissement fait appel à des intérimaires ou à des auto-entrepreneurs, une solution plus coûteuse et moins stable.
Intuition et adaptabilité
Dans un contexte où certains candidats ne se présentent même plus aux entretiens, les directeurs d’hôtels doivent faire preuve d’adaptabilité. Karine Périn, à la tête de l’hôtel Akena Serris Val d’Europe, mise sur l’intuition et la polyvalence entre les postes. Elle n’hésite pas non plus à donner leur chance à des profils atypiques. Face aux difficultés d’embauche, les hôteliers diversifient aussi leurs canaux de recrutement. Ils utilisent les réseaux sociaux, les plateformes en ligne et les forums. Souhaitant mettre tous les atouts de son côté, Appart’City a mis en place une prime de bienvenue pour chaque employé validant sa période d’essai. Résultat, près de 150 collaborateurs recrutés en un an. Chez Belambra, la double saisonnalité se transforme en opportunité. Le groupe propose des CDI à ceux qui travaillent en hiver comme en été. Cela assure une stabilité aux collaborateurs tout en répondant aux besoins fluctuants des établissements.


