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Rachat d’easyJet : fondateur et PDG n’y sont pas opposés

Comme ce fut le cas aux Etats-Unis, la pandémie pourrait forcer le marché aérien européen à fusionner. EasyJet sera-t-elle la première rachetée ?

Il y a six jours, l‘agence Bloomberg créait la sensation en dévoilant qu’easyJet, la deuxième compagnie européenne en terme de passagers, avait fait l’objet d’une offre de rachat. Une nouvelle inimaginable avant la crise. Une offre vraiment incroyable puisqu’elle proviendrait d’une rivale d’Easyjet, la low cost hongroise Wizz Air. L’offre préliminaire était conditionnelle, entièrement en stock option et avait un faible montant, a depuis déclaré EasyJet. Le transporteur britannique a déclaré que l’approche avait été rejetée à l’unanimité par son conseil d’administration et avait été retirée.

Comment en est-on arrivé là ? Comme la plupart des compagnies EasyJet a été très fortement impacté par la crise sanitaire. Le même jour la compagnie orange avait annoncé une augmentation de capital d’1,4 milliard d’euros pour tenter de sortir des turbulences qui secouent le secteur aérien.  Après ces annonces, vers 10H40 GMT, le titre d’easyJet dévissait de 9% à 718 pence à la Bourse de Londres. Easyjet a déjà levé plus de 5,5 milliards de livres sterling depuis le début de la crise. Au-delà de l’augmentation de capital, l’entreprise a également obtenu une nouvelle facilité de crédit renouvelable de 400 millions de dollars (338,3 millions d’euros) auprès des banques.

Bref, l’entreprise est en très grosse difficulté financière. Ce qui l’expose aux mouvements du marché. D’ailleurs easyJet indique ne pas forcément être contre une offre de rachat. Pour autant que celle-ci soit raisonnable. Selon Bloomberg, Stelios Haji-Ioannou, le fondateur de la compagnie serait disposé à envisager une vente de sa participation de 25% dans easyJet si offre sur la valeur totale de la compagnie est présentée.

Le PDG d’EasyJet n’est pas « contre »

Pragmatique, Johan Lundgren, le PDG d’easyJet a seulement indiqué «  Du point de vue des opérations de fusion et acquisition, nous ne sommes pas contre, mais cela doit apporter de la valeur aux actionnaires. Et ce n’était même pas proche de ça. » Comprenez : si le montant avait été assez élevé nous aurions pu vendre.

Au Financial Times, le patron de Ryanair, Michael O’Leary, a expliqué non sans un certain plaisir, que « Wizz Air et easyJet devront fusionner ou être remplacés par d’autres transporteurs alors que l’industrie du transport aérien se consolide après la pandémie ».

Il a également suggéré que les grands transporteurs nationaux tels que le propriétaire de British Airways IAG, Lufthansa ou Air France pourraient éventuellement essayer d’acheter des compagnies aériennes rivales, qu’il s’agisse de compagnies aériennes concurrentes à bas prix ou de compagnies aériennes plus petites. Quand on sait que le 27 août dernier, British Airways (groupe IAG) a annoncé envisager de lancer une filiale spécialisée dans les vols sur des trajets courts, depuis Gatwick, tout est encore possible !

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