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Ventes estivales, réservations de fin d’année, voyages d’affaires, avoirs… les Entreprises du Voyage font le point

Les Entreprises du Voyage dressent un bilan à mi-septembre de l’activité des opérateurs de voyages. Des chiffres qui illustrent toujours le violent impact de la crise sanitaire sur le secteur. Etat des lieux en 5 chiffres.

60% des Français sont partis en vacances cet été

C’est autant qu’en 2019, et 6% de plus qu’en 2020. Sans surprise, ils ont très largement privilégié la France métropolitaine (89% des vacanciers) mais un peu moins fortement néanmoins qu’en 2020 (94%), observent les EDV, qui s’appuient sur les chiffres d’ADN Tourisme. En termes de destinations, la météo a favorisé une “descente” vers le sud, au détriment de la Bretagne et de la Normandie.

Chez les opérateurs, la part de la France passe de 18 à 32%

« Chez les opérateurs de voyages, la part de la France métropolitaine est naturellement moins importante que pour l’ensemble de la population, détaillent les EDV. On n’a pas besoin d’un intermédiaire pour aller dans sa résidence secondaire ! Dans les ventes effectuées par les opérateurs de voyage, la part de la France métropolitaine est passée de 18% du nombre de vacanciers en 2019 à 32% au cours de l’été 2021. » La France confirme donc une jolie percée dans les agences.

Destinations lointaines : seulement 4% des ventes, Dubaï et la Rep Dom résistent

En termes de destinations, La France est suivie par la Grèce – succès annoncé de l’été -, l’Espagne et l’Italie, alors qu’avant la crise la Tunisie faisait partie du quatuor de tête, indiquent les EDV. La dégradation sanitaire de la Tunisie, puis son passage en rouge mi-juillet sur la carte établie par le gouvernement aura donc donné un brutal coup de frein sur la destination. Comme attendu, cet été, les vacances à l’étranger se sont essentiellement limitées à l’Europe. La part des vacances lointaines s’effondre donc, passant de 12% lors de l’été 2019 à 4% cet été. Seules deux destinations long-courrier résistent remarquent les EDV : Dubaï, et la République Dominicaine. A l’heure actuelle, “l’activité des opérateurs de voyages dans les départements d’outre-mer est quasiment à l’arrêt”, constatent aussi les EDV, suite à la flambée du variant Delta qui a imposé de nouvelles mesures de confinement, provoquant le départ des touristes après un très bon début de saison.

Réservations : en recul de 55% pour septembre, octobre et novembre

Par secteur, le niveau d’activité des opérateurs de voyages confirme toujours la violence de la crise sanitaire. Du côté des réceptifs, l’absence des clientèles haute-contribution (Chine, Russie, USA, Golfe…) se fait toujours lourdement sentir, et particulièrement à Paris. Le niveau d’activité des opérateurs spécialisés est inférieur à 20% de ce qu’il était en 2019.

Pour ce qui du tourisme et des réservations de fin d’année – agences on et offline -, les réservations de vacances pour le troisième quadrimestre sont toujours en fort recul : -55% vs 2019 pour les mois de septembre, octobre, et novembre, -44% pour décembre, rapportent les EDV. « Ce recul traduit l’absence d’anticipation et la prise de décision au dernier moment par manque de visibilité sur les destinations possibles », analysent les EDV.

Du côté du voyage d’affaires, les chiffres sont aussi en très fort recul, à -50% par rapport à 2019. “On ne retrouvera peut-être jamais le niveau de 2019”, prédisent les EDV, qui alertent aussi sur la situation du voyage scolaire, “totalement sinistré”. Enfin, pour ce qui est de l’événementiel, les EDV évoquent une baisse de -65% pour le 3e quadrimestre.

Avoirs : le montant global estimé à “moins d’un milliard d’euros”

Le remboursement des « avoirs » émis dans le cadre de l’ordonnance du 25 mars 2020 est aussi abordé dans ce point d’étape : « on estime à moins d’un milliard d’euros le montant global des avoirs dont l’utilisation ou le remboursement s’échelonneront entre fin septembre 2021 et avril 2022, indiquent les EDV. Le gouvernement a mis en place des Prêts Exceptionnels pour les Petites Entreprises (PEPE) destinés aux entreprises qui éprouveraient des difficultés pour assurer les remboursements, rappellent les EDV. Evoquant enfin la capacité de résistance des entreprises, les EDV mentionnent “quelques cessations d’activité chez les TPE mais très peu de dépôts de bilan à date ».

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