Marmara garde une longueur d’avance
Le groupe a tenu bon en 2006, malgré les mauvaises performances de l’Egypte et de la Turquie. Il annonce de nouveaux développements technologiques pour cette année.
Le million de clients sera pour cette année ! Le groupe Marmara pensait passer ce cap en 2006. Mais l’exercice clos au 31 octobre a été plombé par la Turquie et l’Egypte. Du coup, le chiffre d’affaires du TO devrait s’afficher en baisse par rapport à 2005 (453 ME), avec 920 000 clients contre 950 000 l’année précédente. Le résultat net restera néanmoins très bon, en baisse mais dans des proportions identiques à celle du CA, promet Hervé Vighier, PDG.
Dans un contexte peu favorable, Marmara prouve donc une fois de plus la pertinence de son modèle et n’a pas l’intention d’en dévier. D’ailleurs, le TO lance une nouvelle destination, Majorque, selon sa recette gagnante : quelques produits, dont deux clubs Marmara, une desserte aérienne de 14 villes et des prix serrés. De quoi espérer 23 000 clients dès la première année. Et dépasser au global le million, en pariant sur la reprise, déjà perceptible, de l’Egypte, espérée de la Turquie, et des croissances de la Grèce (100 000 clients prévus), du Maroc et de la Tunisie. La diversification géographique à tout va n’est pas pour autant la priorité. Marmara préfère à l’avenir capitaliser sur son offre actuelle et l’enrichir. Les nouvelles thématiques bien-être, prestige, aventure ou croisière (15 000 clients attendus en 2007) vont dans ce sens.
Mode express plutôt qu’expert
L’amélioration des résultats continuera aussi de passer par une productivité accrue, qui profite aux agences. Nous avons fait le choix du mode express plutôt que du mode expert, avec des ventes de plus en plus automatisées, rappelle Hervé Vighier. Ainsi le changement de système informatique. Il offrira dès le 15 février de nouvelles fonctionnalités aux agences, comme le forfait dynamique (Maroc et Turquie) et la possibilité pour le distributeur d’imprimer les documents de voyage avec son logo, pour que le client ressorte de l’agence avec son voyage en main.
Soucieux de protéger ses ventes en période difficile, le TO envisage toutefois de constituer un réseau à sa marque, avec un point de vente par ville de départ. L’été dernier, la Turquie et l’Egypte n’ont pas repris dans les agences traditionnelles alors que ces pays se vendaient sur le Net, justifie Hervé Vighier. Pour sa part, le site firstchoice.fr est mis en sommeil, gage de bonne volonté sur le débat actuel autour des prix nets.
%%HORSTEXTE:1%%