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Les nouveaux diplômes sur la sellette

Trois ans seulement après sa mise en place, le BTS vente et production touristique est déjà dépassé.

Les nouveaux BTS sont-ils en adéquation avec le terrain ? Au bout de trois ans, les professeurs estiment avoir suffisamment de recul pour tirer quelques enseignements. Pas de problèmes, a priori, pour le BTS AGTL, lié aux métiers de l’accueil, et plutôt précurseur. D’autant que les régions françaises sont à même de procurer emplois et stages et que les étudiants trouvent facilement des opportunités à l’étranger.

Répondre au Plan Qualité France

Ainsi, plusieurs classes du LTP Clément-Augier, de Nice, ont découvert le Mexique en début d’année, et au LTP Clovis-Hugues, d’Aix-en-Provence, 6 élèves d’AGTL sont partis en stage plusieurs semaines en Italie, en Espagne, au Brésil, au Canada et en Allemagne. De quoi s’assurer la bonne maîtrise d’une langue étrangère. Le BTS AGTL est bien adapté aux besoins et correspond au niveau d’excellence que demande la mise en place du Plan Qualité France. Seulement, les élus savent-ils qu’il existe des formations dédiées à ces métiers de l’accueil et que les jeunes diplômés sont beaucoup plus aptes à les occuper, de préférence à d’autres moins qualifiés, s’interroge Annette Masson, présidente de la FFTST.

En revanche, le BTS VPT pose plus de questions. On ne s’inscrit plus à un BTS de tourisme mais à un BTS de vente et production touristique, pour travailler dans une agence de voyages, derrière un comptoir et un écran d’ordinateur. Une appellation qui correspond enfin à la réalité du métier, mais fait beaucoup moins rêver : adieu les cocotiers et les plages de sable blond !

Adapter le diplôme aux évolutions de la profession

Les jeunes vont réaliser qu’ils ne voyagent pas, qu’ils ont des salaires médiocres et cela risque de ne pas attirer les meilleurs !, s’inquiète une directrice d’agence. Mais le souci majeur concerne l’adaptation du nouveau diplôme aux évolutions (trop ?) rapides du métier de vendeur, avec le développement d’Internet et la disparition des commissions. La billetterie, c’est fini ! Pourquoi continuer à l’enseigner ? Il faut la remplacer par d’autres matières, comme par exemple un module multimédia, de façon à faire évoluer ce diplôme très vite et à l’adapter aux nouveaux besoins, explique Annette Masson.

Seul bémol : l’Education nationale est une machine lourde, qui n’a prévu aucune réforme avant dix ans. En commençant dès maintenant, nous pourrions être prêts en 2007. C’est déjà bien loin !, remarque la présidente de la FFTST, qui a repris son bâton de pèlerin pour convaincre le Snav et le ministère du Tourisme d’appuyer sa démarche.

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