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Le Puy du Fou espère reconquérir tous ses clients d’ici 2023

Paralysé par deux années de pandémie, le parc de loisirs vendéen a rouvert ses portes le 9 avril. Avec la volonté de reconquérir sa clientèle.

En 2019, le Puy du Fou avait attiré 2,3 millions de visiteurs. Un record historique, qui plaçait le parc vendéen au deuxième rang des parcs de loisirs les plus fréquentés en France, à égalité avec le Parc Astérix. Son chiffre d’affaires de 125 millions d’euros lui permettait d’entrevoir la suite de son développement avec ambition, y compris à l’international. Mais la pandémie a contrarié le rythme soutenu de développement du Puy du Fou. « L’année 2020 a été extrêmement dure… mais on a tenu et traversé la tempête », expliquait Nicolas De Villiers, le président du Puy du Fou, à la veille de la réouverture du parc.

Une réouverture à la période « habituelle » très attendue par les équipes du site. « Cela fait deux ans que nous n’avons pas pu ouvrir, comme d’habitude, début avril. Nous avons hâte », se réjouissait Nicolas De Villiers. D’autant plus que les tendances d’avant-saison, qui concernent les mois d’avril et mai, sont « extrêmement positives », selon le dirigeant. « La clientèle française est bel et bien de retour. C’est moins vrai concernant la clientèle étrangère, qui représente normalement 14% de notre total de clients. Nous attendons leur retour pour 2023 ».

Nicolas De Villiers, président, et Olivier Strebelle, directeur général, au Puy du Fou, le 8 avril 2022.
© Florian De Paola

Le Grand Parc devient Puy du Fou France

En 2023, donc, le Puy du Fou espère revenir à son niveau de fréquentation enregistrée en 2019. Pour mieux pouvoir reprendre sa marche en avant. Car le groupe n’a pas revu ses ambitions à la baisse à cause de la pandémie. Si certains projets ont été retardés, comme l’ouverture d’un parc en Chine, le Puy du Fou continue de grandir en Vendée. Pour la saison 2022, l’un des spectacles emblématiques du parc a été repensé : Le Signe du Triomphe. Les fauves ont quitté l’arène romaine, remplacés par une galère reproduisant les batailles navales jouées dans la Rome antique. « Un choix guidé par la direction artistique », selon Nicolas De Villiers, même s’il colle parfaitement aux nouvelles aspirations d’une grande partie des Français.

En outre, une série d’expériences immersives sont désormais commercialisées, permettant par exemple de participer au réveil – sportif ! – des cascadeurs du parc, de découvrir les secrets de la fauconnerie ou des écuries du Puy du Fou. « Ça n’est pas un produit qui s’adresse aux seuls fans. 60% de nos visiteurs sont des visiteurs fidèles, c’est à dire qu’ils viennent tous les 3 ou 4 ans maximum. Nous devons leur proposer des nouveautés en permanence. » Le complexe organise également deux événements, la Foulée des Géants et la Nuit des Feux Follets, qui permettent de découvrir le parc fondé en 1978 sous un nouveau jour. Un parc qui, d’ailleurs, ne s’appelle plus « Grand Parc », mais « Puy du Fou France ».

Cap sur l’international

Si la Vendée demeurera l’emplacement historique du Puy du Fou – le château venant même d’être classé aux Châteaux de la Loire – c’est bien à l’étranger que se joue une partie de l’avenir du groupe. En Espagne, d’abord, où Puy du Fou España est déjà opérationnel, et en Chine. Shanghai accueillera, d’ici à la fin de l’année, la première « Saga », nouveau concept de la marque, et l’Empire du Milieu devrait être celui qui hébergera le troisième Puy du Fou.

Avant d’aller conquérir de nouveaux marchés. Pour rappel, le groupe veut exploiter cinq sites à travers le monde d’ici à 2030. Les parcs pourraient être situés aux États-Unis, en Italie, en Autriche… : une dizaine de destinations figurent sur la liste du Puy du Fou. Qui n’a pas fini d’écrire son histoire. 

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