Laos, un joyau trop discret
Fort du succès de ses voisins, le Laos commence à s’intéresser aux devises du tourisme. Avec mesure et discrétion. Pour le plus grand bonheur de touristes à la recherche d’une destination préservée.
Le tourisme, sans être devenu miraculeusement une priorité pour les autorités laotiennes, semble aujourd’hui bénéficier d’attentions soutenues. Car la République démocratique populaire du Laos, dernier bastion des régimes sévères qui se réclamaient d’une idéologie marxiste-léniniste, louche avec envie sur ses voisins, dont les revenus provenant d’un tourisme généreux, ont assaini des situations économiques souvent en berne.
De l’ouverture de ses frontières voici une dizaine d’années, aux investissements consentis dans la construction d’infrastructures hôtelières et de loisirs, en passant par l’entretien et la restauration d’un patrimoine culturel riche mais très abîmé, le Laos affirme enfin sa volonté de profiter de son potentiel, sans pour autant s’échouer sur les écueils d’un développement à la va-vite.
Ainsi Luang Prabang, joyau du pays, cité mystique où la ferveur est palpable dans l’air et où il fait pourtant si bon de s’attarder en douceur, n’a pas trop souffert de la décennie qui s’achève. Bien sûr, le mont Phousi, qui domine la ville et offre à ceux qui tentent l’ascension un panorama époustouflant, est un peu fréquenté ! A sa décharge, l’espace n’est pas extensible et les amateurs sont nombreux… Mais l’atmosphère est toujours aussi sereine et les hôtels qui ont ouvert récemment leurs portes soignent leur décoration et leur architecture.
Les aventuriers qui s’éloignent des sentiers battus du circuit classique de village en village, risquent quant à eux de rencontrer des minorités ethniques jamais visitées par des Occidentaux. Et puis, bien sûr, il y a le Mékong, dont la sonorité nous emmène très loin, dans un roman durassien. La langueur est de mise, la contemplation de rigueur.
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