Retrouvez l'actualité du Tourisme pour les professionnels du secteur tourisme avec l'Echo Touristique : agences de voyages, GDS, prestataires spécialisés, voyagistes

Korçula

Sur les traces de Marco Polo

Rincés par l’orage, les pavés de la vieille ville scintillent sous le soleil qui pointe à nouveau à l’horizon. Les trombes d’eau et le vent violent ont obligé les voiliers à rentrer au port. Pas de quoi pour autant attaquer le moral des touristes ! Les voici déjà repartis à l’assaut de Korçula, une Dubrovnik en miniature. Dans les ruelles de la ville bâtie sur un promontoire s’avançant dans la mer, les boutiques ont troqué les maillots de foot pour des souvenirs à l’effigie de… Marco Polo. C’est que Korçula se dispute avec Venise le titre de cité qui vit naître le célèbre navigateur, en 1254. A défaut de certitude historique, c’est au moins un filon touristique ! La maison qui aurait accueilli l’explorateur est en pleine réhabilitation. Tant pis, il reste beaucoup à faire pour les amateurs de vieilles pierres, témoins des époques grecque, romaine, slave, byzantine ou vénitienne. Comme toute ville croate qui se respecte, on pénètre par la porte de la Terre, vestige de remparts aujourd’hui détruits. De là, la rue principale conduit à la cathédrale réhaussée d’un campanile, alors que des ruelles en arêtes descendent tranquillement vers la mer, révélant d’anciennes demeures de riches commerçants noircies par les outrages du temps, et de délicieux jardins secrets aux effluves d’oranges et de citrons. On y croise de temps en temps, assises sur un banc, de vieilles femmes tout de noir vêtues, brodant avec patience. Le soir venu, Korçula s’encanaille. En lieu et place des remparts, une promenade accueille bars et restaurants. Mais il faudra attendre juillet et le festival des Epées (des combats dansés symbolisant l’affrontement entre chrétiens et musulmans) pour que la cité sorte de sa douce torpeur.

%%HORSTEXTE:1%%

Laisser un commentaire

Dans la même rubrique