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Georges Colson veut réformer le Snav en douceur

La première mission du nouveau président sera de préserver l’union entre les différentes familles du tourisme. Interview.

Quelle est votre première réaction à votre élection ?

d Il existe toujours une inquiétude légitime sur la manière dont on est perçu par la profession. Les résultats me font honneur, c’est une marque de confiance que j’apprécie. J’avais décidé, bien avant mon élection, d’abandonner la présidence du directoire de Fram, tout en conservant éventuellement des fonctions opérationnelles dans certaines filiales, ce qui sera le cas en juin. J’aurai ainsi plus de temps pour me consacrer à la vie syndicale.

Le fait d’être patron d’un TO n’est-il pas un handicap pour diriger le Snav ?

d Je ne pense pas qu’il s’agisse d’un handicap, même si le syndicat a généralement été dirigé par un distributeur dans le passé. Avec Fram, j’ai aussi les casquettes de réceptif et de distributeur. Mais qu’importe. En devenant président du Snav, je deviens surtout le défenseur de tout le monde. Je crois que le syndicat a d’abord besoin de quelqu’un qui apporte sa foi, sa connaissance du secteur, son enthousiasme et son image.

Quels seront vos premiers chantiers ?

d Je n’entends pas tout rénover de fond en comble dans les prochaines semaines. Il y a une organisation qui existe. Je veux d’abord bien la comprendre. J’ai déjà eu une réunion de travail avec l’équipe des douze permanents, qu’il faut écouter et motiver. Le bureau exécutif se réunit la semaine prochaine et désignera les présidents des commissions. Je veux des gens responsables, qui travaillent. Nous déciderons s’il faut supprimer ou rajouter des commissions. Je suis favorable à la création d’une commission Internet. Ce sera, de toute façon, une décision collective.

Quelle sera votre action auprès des pouvoirs publics ?

d Nous devons mieux communiquer sur nos actions, en particulier auprès des pouvoirs publics. J’ai rencontré le ministre délégué au Tourisme, dans le cadre de mes nouvelles fonctions, mercredi dernier, en lui rappelant quelques messages forts, comme celui de la nécessité de réformer la responsabilité des agences. Il faut enfoncer le clou. Je vais me battre pour trouver de nouveaux arguments et utiliser mon expérience. J’ai été confronté, dans ma vie, à des événements qui me donnent du recul sur le sujet et un poids supplémentaire.

Qu’en est-il des futurs statuts du syndicat ?

d La commission chargée de réfléchir au sujet se réunit la semaine prochaine. Je suis favorable à trois familles, distributeurs, producteurs et réceptifs, avec trois vice-présidents. Il s’agit d’être plus réactif face aux événements. Les régions doivent aussi être très présentes, même si leur représentation, au sein du conseil national, est sans doute trop importante actuellement. Je vous rappelle que je suis un régional et un homme de terrain ! En tout état de cause, il faut une organisation qui réponde aux attentes de notre époque, afin de séduire de nouveaux adhérents sans perdre les plus anciens. Je souhaite ainsi attirer au Snav de grosses entreprises toujours absentes, comme le Club Med.

Quelle sera la place des indépendants dans ce futur syndicat…

d Les indépendants doivent aussi trouver leur place dans cette réorganisation. Personne ne doit écraser les autres. Je suis proche de leur philosophie. Même si Fram est un gros voyagiste, c’est aussi une entreprise indépendante, qui n’a jamais eu pour ambition d’écraser les plus petits qu’elle.

…et celle des tour-opérateurs ?

d Je me suis présenté avec l’ambition de préserver l’union. J’ai toujours fait savoir que j’étais contre l’idée d’un syndicat parallèle de TO. A l’heure de la fin des commissions aériennes, les voyagistes doivent être plus que jamais proches des agences, pour redonner à la vente de forfaits la place qu’elle mérite. Depuis mon élection, j’ai d’ailleurs reçu le soutien de nombre d’entre eux. Il est indispensable que le Snav travaille main dans la main avec l’association des TO. Même chose avec l’APS, par exemple sur le service consommateur, dans la formation, les statistiques. Je rêve d’une grande famille du tourisme.

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