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Europe centrale

Conquérante en 2004, la Russie a perdu ses couleurs en 2005. La République tchèque fait toujours recette. Et la Bulgarie confirme sa percée.

La Russie, l’une des locomotives de l’Europe centrale, a réalisé une belle année 2004. Mais après 2003 sous le signe des trois cents ans de Saint-Pétersbourg, qui ont dopé les arrivées françaises dans le pays jusqu’à l’an dernier, la destination a désormais la gueule de bois. Nous enregistrons une baisse de 15 % sur les sept premiers mois de 2005, indique Bruno Gallois, PDG de Marsans/ Transtours. L’année devrait se solder par 10 % de recul, estime-t-il. Explication : Une célébration d’envergure fortement médiatisée produit presque toujours un reflux de voyageurs l’année suivante. D’autant que les hôteliers ont augmenté leurs prix suite aux excellents taux de remplissage obtenus en 2003. A cela s’ajoute la concurrence de pays qui ont retrouvé des couleurs, surtout depuis la baisse du dollar, précise Bruno Gallois.

Les résultats du pays de Vladimir Poutine sont tout aussi décevants chez Amslav, après une belle année 2004. Sur la période janvier-juillet 2005, la chute atteint 30 %, précise Hana Homolova, sa directrice générale. Revers le plus notable : les croisières fluviales. Même en plein mois de juin, d’habitude exceptionnel, nous avons multiplié les promotions, ajoute-t-elle. Non seulement la destination est chère, mais les infrastructures restent insuffisantes. L’effet tricentenaire, qui a entraîné une envolée des ventes, a révélé les problèmes d’hébergement. La destination pâtit du manque d’hôtels 3 étoiles de qualité, tant à Moscou qu’à Saint-Pétersbourg. Le problème devient épineux dans la capitale, comme l’ajoute Bruno Lachaize, directeur général d’Inexco. De vieux hôtels 3 et 4 étoiles ferment leurs portes les uns après les autres. En parallèle, des 5 étoiles sortent de terre.

Pour clientèle haut de gamme

Autant de palaces qui ciblent les voyageurs d’affaires et la clientèle haut de gamme, qui progresse chez le spécialiste de la Russie, contrairement aux groupes et croisiéristes. Il faut donc s’attendre, pendant les deux ans à venir, à un manque de capacités en milieu de gamme, doublé en même temps d’un renchérissement des prix.

Les spécialistes de l’Europe centrale se consolent avec d’autres pays. A commencer par le deuxième gros porteur de la zone, la République tchèque, dont le succès ne se dément pas. En formule week-end ou en combiné avec d’autres capitales, Prague plaît aux Français. Quelques étoiles montantes permettent aussi de renouveler l’offre. Amslav parie sur deux d’entre elles : En 2006, nous allons augmenter nos efforts sur le Monténégro en doublant nos capacités aériennes (une centaine de sièges par semaine tout l’été 2006), mais aussi sur la Bulgarie, où nous espérons mettre en place un vol spécial. Chez Transtours, qui va augmenter ses capacités l’an prochain après avoir lancé cet été une ligne charter Paris-Varna, Bruno Gallois souligne : La Bulgarie se présente comme une belle alternative balnéaire à la Croatie. Chasse gardée depuis des années du nordiste Aquatour (Thomas Cook), la destination est aussi programmée par Plein Vent. Fort du renforcement de ses affrètements, le TO sudiste table sur 8 000 clients en 2005. Le pays est par ailleurs l’un des fers de lance de Neckermann, de Look Voyages (qui espère y ouvrir un Lookéa) et de Destination Autriche/Travel Europe.

Les Pays Baltes sont aussi à la fête. Leur entrée dans l’Union européenne en 2004 a participé à l’engouement des Français. La Lituanie, la Lettonie et l’Estonie font une jolie percée. Enfin, parmi les autres pays qui semblent tirer leur épingle du jeu, citons l’Ouzbékistan, qui a décollé en 2004 et devrait progresser cette année. Au 30 août, Amslav comptait déjà 940 clients et Inexco espère en atteindre 1 000 en 2005, en dépit des troubles intervenus mi-juin (à Andijan), qui ont entraîné des annulations cet automne.

Fer de lance de plusieurs tour-opérateurs, la Bulgarie se présente comme une belle alternative à la Croatie

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