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CIT France attend des liquidités pour éviter la liquidation

Le tour-opérateur, en redressement judiciaire pour deux mois, espère une recapitalisation de 2,5 millions d’euros en septembre.

En proie à des difficultés de trésorerie depuis février, CIT France n’a eu d’autre choix que de déposer son bilan le 6 août. Le tribunal de commerce de Paris a prononcé le 10 août un redressement judiciaire, pour une période de deux mois. Denis Bouychou, désigné administrateur, épaule Maurice Benzaquen, directeur général adjoint de CIT France depuis juin, pour tenter de faire redémarrer l’activité. Le passif étant gelé, plusieurs voyagistes n’ont pas été réglés des ventes réalisées avant le 6 août par le réseau de distribution de CIT constitué d’une douzaine d’agences. A noter qu’Italiatour, racheté par CIT en décembre 2002, n’est pas concerné par cette procédure de redressement judiciaire.

Concernant l’activité du TO, les réseaux ont réagi avec rapidité. Selectour a mis en place une cellule de crise pour assurer les départs de l’été. Près de 500 dossiers ont été traités, le réseau allant jusqu’à payer lui-même les prestataires italiens dans certains cas, souligne son président, Philippe Demonchy. Afat Voyages, grâce à la Cofat (la centrale des paiements du réseau), a adopté les mêmes mesures ou a remboursé (via les agences) les clients qui ont parfois dû repayer certaines prestations en Italie. Avec la Cofat, nous ne réglons les TO qu’après le départ des clients. L’argent était donc encore dans nos caisses, souligne Bernard Garcia, d’Afat Voyages.

En cas de liquidation de CIT France, l’APS prendrait en charge le préjudice des clients qui ont réservé directement auprès du TO. Il pourrait atteindre 1 ME.

Le TO et les agences ont repris une activité normale

L’avenir de CIT France se joue désormais en Italie. Le groupe attend une recapitalisation de 2,5 ME, grâce à l’augmentation de capital de 52 ME prévue pour sa maison mère d’ici à la mi-septembre. Cette dernière espère par ailleurs toucher plusieurs dizaines de millions d’euros de Progetto Venezia (la société qui gère ses actifs hôteliers) grâce à la vente de l’île de Sacca Sessola à Venise, sur laquelle un hôtel Sofitel doit toujours voir le jour.

En attendant, Maurice Benzaquen souligne que le TO et les agences de CIT France ont repris une activité normale, soutenus en particulier par ses partenaires de l’Alliance.T (Selectour, Carlson Wagonlit Travel, Wasteels…). La participation du groupe à Top Resa, comme l’impression de la prochaine brochure Villes d’art, demeurent néanmoins conditionnées à cet apport d’argent frais. Dans le cas contraire, l’administrateur a déjà préparé un dossier de cession du TO comme des agences, reconnaît-il.

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