Aéris pourrait retrouver bientôt des ailes
Sur les neuf dossiers de rachat actuellement à l’étude, seulement trois candidatures semblent sortir du lot.
O n croyait Aéris en mal de repreneurs. Et ce sont finalement neuf dossiers de rachat qui ont été présentés lors de l’audience du tribunal de commerce de Toulouse. La plupart ne prévoient en général que la reprise de l’activité charter. Parmi ces candidatures – où l’on retrouve le consortium cannois NGFI/Sud Accueil déjà présent sur le dossier Air Littoral – seuls trois projets semblent pouvoir tenir la distance.
Le premier est celui porté par le fonds de pension américain Wexford, qui s’est éloigné d’Air Littoral pour se rapprocher d’Aéris. Il prévoit seulement la reprise de l’activité long-courrier charter, avec l’exploitation d’un B767, et le maintien de 100 emplois sur les 300 actuels. Cette offre est assortie d’une garantie financière de 5 millions d’euros.
Examiner la viabilité des différents projets
Le tour-opérateur suisse Avione s’intéresse lui aussi à l’activité charter. Affréteur d’Aéris vers la République dominicaine et les Maldives jusqu’au 20 octobre dernier, il souhaiterait créer une compagnie pour assurer lui-même ses vols. Il disposerait d’une mise de fonds de 30 millions d’euros, ce qui correspond à l’activité réalisée par Aéris avec Avione depuis le 1er janvier. Le voyagiste reprendrait deux appareils sur sept et pourrait conserver 120 salariés.
Le dernier projet est piloté par des salariés d’Aéris. Chapeautée par Albert Boyé et Hervé Guevenoux, la holding Actu Air a été créée pour l’occasion avec un capital de 150 000 euros et une mise de départ de 5 millions d’euros. Dans ce cadre, l’activité charter long et moyen-courrier serait reprise. Une poursuite des lignes les plus rentables d’Aéris Express est également à l’étude. Si le projet est retenu, il pourrait permettre de sauver 195 emplois.
Comme dans le cas d’Air Littoral, le tribunal de commerce de Toulouse statuera sur la validité de ces offres le 4 novembre. De quoi permettre au Conseil supérieur de l’aviation marchande (CSAM) d’examiner d’ici là la viabilité technique des différents projets et de leur délivrer ou non une licence d’exploitation.
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