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Volotea : une pagaille sans nom à Pâques, la même chose ce week-end ?

Alors que de nombreux passagers de Volotea ont été laissés sur le carreau à Pâques, le SNPL appelle à nouveau à la grève le week-end prochain.

Un vol entre Nice et Luxembourg prévu pour durer 90 minutes qui dure finalement 24 heures, via Lyon et un trajet en bus. Un vol entre Lanzarote et Strasbourg-Entzheim qui se pose à Nantes avec des passagers qui doivent se débrouiller pour rejoindre la capitale alsacienne. Depuis quelques jours, la compagnie low cost Volotea fait vivre un enfer à ses clients.

La cause ? Une grève du personnel le week-end du 15 au 18 avril 2022 qui devrait être reconduite du 23 au 24 avril. Le mouvement témoigne d’un ras-le-bol général des employés français de la compagnie. Pour le Syndicat National des Pilotes de Ligne (SNPL), la compagnie « continue à demander à ses salariés de faire de gros efforts pour résister face aux conséquences de la crise, tout en refusant tout dialogue social digne de ce nom. »

Ces derniers ont accepté de rogner leur salaire de 25% et les copilotes de 10%, pour aider la compagnie à traverser la crise. La mesure a pris fin en début d’année, mais en mars, la direction est revenue à la charge pour demander une nouvelle réduction de salaire. « Sauf que les perspectives de l’année 2022 dépassent déjà de loin les chiffres de l’année 2019 », s’indigne Christophe Hannot délégué syndical SNPL, interrogé par l’AFP.

Forte colère contre Volotea 

A France Bleu, Alizée Bonnaure, déléguée syndicale au Syndicat National du Personnel Navigant Commercial confie que c’est « une accumulation des actions menées par Volotea depuis une dizaine d’années ». Elle affirme que les salariés voient leur plannings changer quelques heures avant le début de leur prise de poste.

Côté passagers, le ressentiment est fort. Nombre de clients disent qu’ils n’ont pas reçu de propositions alternatives après l’annulation de leur avion. Quand ils ont dû finir le reste du trajet en bus, cela s’est fait à leur charge.

Certains vols ayant moins de trois heures de retard, Volotea ne devrait pas rembourser des billets. « Du coup, comme il n’y a pas eu annulation et que le retard est de moins de 3 heures, je ne peux même pas demander des indemnités. Et quand on les contacte, on arrive sur des pages d’erreur », raconte une passagère.

La direction de Volotea n’a pas souhaité réagir. Elle précise simplement mettre « tout en œuvre pour réduire un maximum l’impact du mouvement de grève sur ses opérations ».

 

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