Sur le Salon Mondial du Tourisme, le marathon des exposants
470 exposants et plusieurs milliers de professionnels ont multiplié les efforts pour séduire les 105 000 visiteurs.
Le Salon Mondial du Tourisme, qui se tenait du 17 au 20 mars dernier, a accueilli 470 exposants. Les milliers de professionnels présents, partagés entre le plaisir des retrouvailles lors de ce grand rendez-vous annuel et leurs contraintes, de l’organisation aux longues attentes sur les stands, ont multiplié les efforts pour séduire les Français : promotions, jeux-concours, ou animations diverses, de la visite d’Adriana Karembeu sur le stand Sunelia aux danses et musiques traditionnelles sur celui de Cuba. Un marathon de quatre jours, en relais, qui a demandé de sérieux efforts d’organisation pendant les semaines précédentes et une bonne dose de sourire face aux visiteurs. Tous n’ont pas vécu ses quatre jours de la même façon. Certains n’étaient pas venus « faire du chiffre ». « Je ne vends pas sur le salon, l’objectif c’est surtout de prendre un premier contact. C’est intéressant de pouvoir expliquer ce que l’on fait » avance Sébastien Frasque, président de l’association Ça se visite. Une position partagée par les destinations comme l’Inde ou la Chine et d’autres exposants. Sur le stand d’Ariane Tours, spécialiste de l’Asie, Gérard, fidèle client du voyagiste, fait ainsi office de « vendeur ». « On ne fait rien pour attirer les clients. Je distribue seulement les brochures quand on les demande. C’est la première fois que je fais ça, c’est plutôt sympa ».
LE SALON, UN CHALLENGE POUR LES PROS
Stagiaires, jeunes commerciaux ou vendeurs, bénévoles, étudiants, sont enthousiastes. En se relayant, ils assistent aux conférences, développent leur réseau en parcourant les allées. Mais le bruit « abrutissant » souvent cité et le week-end raté en décourage déjà d’autres.
Pour nombre de tour-opérateurs ou d’agences, le salon est toutefois un challenge. En plein centre, les stands de Nouvelles Frontières ou de Carrefour en imposent. Autour d’un grand cercle, une vingtaine de salariés de Nouvelles Frontières, tous occupés, détaillent les brochures et consultent leurs ordinateurs. « On ne voit pas le temps passer » explique l’un d’eux, peu avant la fermeture du soir « c’est comme en centre d’appel ». Ce vendredi, il y a foule, et on signe des contrats. « On s’est laissé convaincre avec la promotion. Mais de toute façon, on comptait acheter un voyage » expliquent deux visiteurs qui partiront aux États-Unis cet été.
Sur les stands des voyagistes, on tente de rassurer le client, de le convaincre « il n’y a pas de soucis en Grèce » explique-t-on sur le stand d’Héliades. « Prenez quand même notre catalogue », « passez à notre agence », « revenez après avoir vu d’autres stands » tente-t-on plus loin. Un peu comme en agence, non-stop, durant quatre jours. Magali, venue de province avec ces collègues savoure donc sa pause-café au soleil. Et puisqu’elle n’a pas eu le choix, elle ira « au moins profiter d’être à Paris pour faire la fête le soir ».
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