n’a plus d’horizon
La compagnie charter a déposé le bilan le 3 novembre, sans que cela ait d’impact sur les programmes des affréteurs.
uelques semaines seulement après Air Littoral et Aéris, c’est au tour d’Euralair d’entrer dans une forte zone de turbulences. Le groupe a déposé le bilan de sa filiale charter Euralair Horizons le 3 novembre. Le tribunal de commerce de Bobigny (Seine-Saint-Denis) devait se prononcer mercredi après-midi, après notre bouclage, sur un redressement ou une liquidation judiciaire.
Croulant sous une dette cumulée de 27,9 ME, Euralair Horizons a tenté de diversifier ses activités l’an dernier en développant des partenariats avec plusieurs compagnies africaines, afin de compenser les difficultés rencontrées par son activité charter. En vain. Le Conseil supérieur de l’aviation marchande (CSAM) lui avait donné jusqu’au 30 septembre pour trouver 5 ME de fonds propres. A défaut de recapitalisation, le transporteur n’a eu d’autre choix que de déposer le bilan.
Go Voyages prêt à entrer dans le capital
Ce nouveau naufrage pénalise directement Fram et Go Voyages, ses principaux affréteurs. Ensemble, les deux tour-opérateurs louent à l’année cinq Boeing 737 (trois pour Fram et deux pour Go) afin d’assurer une partie de leur programme charter. Ils affirment dans un communiqué commun que le dépôt de bilan ne perturbera en rien le bon déroulement des voyages. Les difficultés d’Euralair n’étant pas nouvelles, chacun a, semble-t-il, pris les mesures nécessaires pour protéger le cas échéant son programme avec d’autres transporteurs. Si, par malheur, il n’y avait pas de repreneur, nous serions obligés de transférer nos contrats sur une autre compagnie. Mais au moins cinq sont intéressées, rassure Carlos da Silva, PDG de Go Voyages. Ce dernier ajoute qu’il est prêt à s’associer à un éventuel investisseur pour sauver Euralair Horizons, à travers une participation minoritaire. Le tour-opérateur avait déjà envisagé d’entrer dans le capital de la compagnie en 2001, aux côtés de Royal Air Maroc et de Fram. Mais le projet n’avait pas abouti.
Pour sa part, Fram semble disposé à stopper l’aventure avec Euralair. Les contrats pour deux des trois avions arrivent à échéance le 31 mars prochain. Nous sommes en discussion finale avec Air Méditerranée pour la location de deux appareils, confirme Georges Colson, PDG du TO toulousain. Il tient toutefois à préciser que les négociations avec la compagnie aérienne ont débuté il y a plusieurs semaines et ne sont pas liées au dépôt de bilan d’Euralair.
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