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Lufthansa s’apprête à absorber sa concurrente Swiss

Après une première tentative de contrôle en 2003, la seconde est la bonne : le numéro deux européen va s’emparer de la compagnie helvétique, toujours déficitaire.

Les négociations sur le rachat de Swiss par Lufthansa ont pris cette semaine une tournure officielle, après un mois de rumeurs. Lufthansa, deuxième compagnie européenne, devrait prendre le contrôle de sa concurrente par le biais d’une offre d’achat proposée aux actionnaires institutionnels et minoritaires, qui correspondrait à un investissement de 50 à 60 millions d’euros (selon le cours moyen de l’action des trente derniers jours).

La réduction des coûts toujours d’actualité

Pour leur part, les conditions de transmission des 86 % du capital détenus par la Confédération helvétique, les principaux cantons suisses et les actionnaires privés de référence (groupes bancaires et industriels) ne sont pas encore connues, mais le prix devrait être symbolique. Lufthansa conditionnerait seulement le rachat à des mesures supplémentaires de réduction de coûts au sein de Swiss, dont le troisième plan d’assainissement n’est pas encore achevé. La compagnie procède actuellement à une nouvelle réduction d’effectifs de 800 personnes, et doit ramener sa flotte de 80 à 67 appareils à l’été 2006.

La marque et les activités de Swiss seront maintenues

La stratégie de Swiss, née sur les cendres de Swissair, s’est traduite, depuis 2002, par des pertes récurrentes. Le chiffre d’affaires, en recul de 12 %, à 3,642 milliards de francs suisses (2,35 milliards d’euros) en 2004, résulte quant à lui d’une offre en sièges réduite de 18 %. Lufthansa avait opéré une première tentative de prise de contrôle à l’automne 2003. Les dirigeants de Swiss avaient alors fermé la porte, préférant une alliance avec British Airways. En vain. Ce second projet d’intégration du transporteur suisse, dont la taille ne lui permet pas de demeurer seul, prévoit le maintien de la marque Swiss et la poursuite des activités sur la plate-forme de correspondances de Zurich.

Les incidences sur le marché français devraient être sensibles en zone frontalière : Swiss a transporté 500 000 passagers au départ de France en 2004, dont un quart dans la région de Bâle- Mulhouse, et 19 % autour de Genève, où la compagnie maintiendra sa ligne vers Paris, mais en code share avec Air France. Swiss recherche d’autres partenariats de ce type pour ses vols au départ de Mulhouse (17 lignes quotidiennes cet été).

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