Liaisons radiales, centre de maintenance, date de lancement : Le Train accélère
La compagnie Le Train a annoncé avoir signé deux accords-cadres avec SNCF Réseaux pour se lancer sur Paris-Rennes et Paris-Bordeaux. Et a déjà trouvé le site de son futur centre de maintenance.
On n’entendait plus tant parler de leurs lignes à grande vitesse. Et voilà qu’en l’espace de quelques jours, plusieurs nouvelles structurantes du Train émergent. La compagnie bordelaise, qui avait annoncé ses projets de lancer plusieurs liaisons à grande vitesse dans l’ouest de la France (Nouvelle-Aquitaine, Pays de la Loire, Bretagne), élargit finalement son périmètre d’activité.
Date de lancement repoussée
Le Train se porte finalement candidate sur les deux très fréquentées Paris-Bordeaux et Paris-Rennes, deux liaisons radiales où elle espère opérer plus de 10 allers-retours quotidiens. La compagnie a négocié deux accords-cadres avec SNCF Réseaux, qui lui donnent déjà une visibilité sur dix ans, selon une information des Echos. Il ne lui reste qu’à obtenir l’autorisation de l’Autorité de régulation des transports (ART), qu’elle saisira pour avis consultatif, afin qu’elle vérifie que les accords-cadres sont compatibles avec l’accès non-discriminatoire au réseau.
Des projets ambitieux, certes, mais qui repoussent de deux années la date de lancement de la compagnie. Elle espérait voir rouler ses rames Talgo d’ici 2027 sur le territoire français – finalement, il faudra compter sur un lancement en 2029. Les dix rames commandées à la société espagnole, similaires à celles en service chez Renfe, doivent encore être homologuées.
Ambitions locales
Mais les desseins de l’entreprise ne portent pas uniquement sur la grande vitesse. Si elle s’était vue refuser l’exploitation des lignes Intercités Nantes-Bordeaux et Nantes-Lyon, Le Train espère obtenir cette fois-ci gain de cause sur les TER de la Nouvelle-Aquitaine. Elle a déposé un dossier pour exploiter six de ces lignes, dont Angoulême-Bordeaux et Poitiers-La Rochelle. Le lot devrait être attribué avant l’été 2026.
Autre condition impérative au lancement des lignes à grande vitesse : la sécurisation d’un centre de maintenance. Et c’est désormais chose faite, puisque, la compagnie a annoncé avoir « ciblé un foncier adapté à l’industrie et très bien placé », selon son directeur général. Nos confrères de La Tribune en ont révélé la localisation : le projet prendra place sur le site industriel de La Janais, au sud de Rennes, sur lequel la SNCF opère depuis 2014. C’est donc là que Le Train espère construire un centre de maintenance de dernière génération – un investissement de plusieurs dizaines de millions d’euros.
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