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Le tourisme en France, vraiment gagnant du conflit au Moyen-Orient ?

La guerre au Moyen-Orient a des conséquences fortes et multiples sur la destination France, en métropole comme dans les territoires ultra-marins.

La guerre au Moyen-Orient, qui a démarré le 28 février 2026, impacte lourdement l’industrie du tourisme. Les premières estimations évoquent un coût de 600 000 millions de dollars par jour au bas mot, selon le World Travel & Tourism Council (WTTC). 

Moins de voyages à l’étranger

Au niveau du marché français, le conflit a engendré une baisse drastique des vols vers les pays de la région, et surtout une chute des ventes vers de nombreuses destinations. Pays du Golfe persique et Égypte décrochent tout particulièrement, les pays d’Asie aussi. L’augmentation des tarifs aériens, à cause des surcharges carburant, ajoute de l’incertitude.

Selon un récent sondage Protourisme, auprès de personnes envisageant de partir en vacances cet été, 800 000 Français ont déjà renoncé à leurs projets de vacances à l’étranger

Hexagone : un nombre de clients en recul 

Dans ce contexte, l’Hexagone tire relativement bien son épingle du jeu, comme destination refuge des Français. Sur les dix premiers jours de mars, la France métropolitaine progresse de 3,7% en vente de séjours réalisées via les agences de voyages. Dans le même temps, toutes destinations confondues, la chute des prises de commandes atteint près de 18%. 

Toutefois, le panier moyen sur la destination France augmente de 8,7% sur la même période. Autrement dit, le nombre de clients réservant un séjour dans l’Hexagone diminue. Le contexte géopolitique anxiogène a créé de l’attentisme, que constatent plusieurs opérateurs de voyage.

Qu’en est-il dans les Outre-mer ?

Alors que de nombreuses contrées lointaines boivent la tasse, des territoires éloignés de la zone de conflit attirent néanmoins les voyageurs. L’archipel de la Guadeloupe redresse ainsi la tête.

En substance, nombre de personnes seront tentées de sécuriser leurs vacances en France métropolitaine et dans les Outre-mer, notamment les familles.

Et si les prix du carburant à la pompe restent élevés, le tourisme de proximité gagnera des points, puisque la voiture représente le moyen de transport principal des vacanciers l’été. 

Perte de clientèles haute contribution

Pour autant, il ne faudrait pas conclure trop vite que la France reste l’une des grandes gagnantes touristiques du conflit. La guerre au Moyen-Orient met à mal l’activité réceptive. La destination commence à constater un recul des clientèles du Proche et du Moyen-Orient dans les hôtels haut de gamme et luxe. Or au cours de l’été 2025, l’Ile-de-France se réjouissait d’une forte augmentation des clientèles originaires du Proche et Moyen-Orient (+57%). Et la clientèle en provenance du Moyen-Orient représentait environ 10% des nuitées des palaces en 2023, indique une étude KPMG.

En outre, les voyageurs asiatiques, qui envisageaient un vol avec une escale à Dubaï ou Abou Dhabi, risquent aussi d’ajourner leurs projets. Le tourisme en France va donc autant perdre que gagner sur l’autel du désordre mondial, avec des incidences qui varieront au regard de l’évolution de la situation géopolitique. 

À lire aussi : Guerre au Moyen-Orient : 800 000 Français renoncent à leurs projets de vacances à l’étranger

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