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Les réceptifs dénoncent la concurrence déloyale de certains offices de tourisme

Great France, l’association professionnelle qui fédère les réceptifs en France, dénonce « une confusion des genres entre mission de service public et offre commerciale ».

Les réceptifs voient d’un mauvais œil les initiatives de diversification prises par les offices de tourisme. Dans un communiqué, Great France, l’association professionnelle qui défend les intérêts des réceptifs et activités de tourisme hexagonaux, « alerte sur une dérive préoccupante qui fragilise depuis plusieurs années l’équilibre du secteur touristique : la concurrence déloyale exercée par certains offices de tourisme ».

Dans le viseur de Great France : les activités commerciales développées par les OT, « dans un contexte de baisse des subventions publiques » et surtout « parfois en marge de leur cadre légal ». Pour rappel, les OT peuvent légalement proposer des prestations commerciales, mais uniquement sous conditions strictes de neutralité, de territorialité et d’intérêt général, conformément au Code du tourisme.

Des tarifs « rendus imbattables par leur statut public subventionné »

L’association, qui fédère environ 150 membres, pointe des « dérives préoccupantes ». Comme le « manque de neutralité, notamment en privilégiant les offres des offices au détriment de celles des acteurs privés ; le dépassement territorial, avec des propositions d’activités au-delà des zones de compétence des offices ; et le non-respect de l’intérêt général, notamment en proposant des activités en concurrence directe avec les opérateurs privés ». L’association estime même devoir faire face « à des tarifs rendus imbattables par leur statut public subventionné, créant une distorsion de concurrence manifeste ».

Cette situation « engendre une confusion des genres entre mission de service public et offre commerciale », estime Great France. Conséquence : des entreprises privées, « pourtant créatrices d’emplois locaux et véritables moteurs du développement touristique », se retrouvent en difficulté.

Fin juillet, l’association a donc transmis au cabinet de la ministre déléguée au Tourisme Nathalie Delattre « une note documentant une dizaine de cas concrets illustrant ces dérives ». Great France appelle à « une clarification et à une application stricte du cadre légal ». Objectif : « garantir à l’ensemble du secteur un marché clair et équitable ».

Les offices de tourisme en quête d’un nouveau modèle

L’association appelle notamment à l’organisation d’une concertation avec ADN Tourisme, la structure qui défend, elle, les intérêts des structures institutionnelles de promotion touristique, sous l’égide de la ministre déléguée au Tourisme. Qui pourrait ne plus être en poste dans quelques jours. En effet, le Premier ministre a décidé d’engager la responsabilité de son gouvernement devant l’Assemblée nationale, majoritairement défavorable.

L’avenir des offices de tourisme, dans un contexte de tension budgétaire, suscite de multiples débats dans la sphère touristique, qui dépasse les seuls réceptifs. Changements de statuts, évolution des missions, digitalisation : en France comme ailleurs, ils cherchent un nouveau modèle opérationnel.

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