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L’édito de Dominique Gobert : quels seront les élus ?

Quelle est réellement la situation des voyagistes, des distributeurs et des compagnies aériennes ? A l’orée de Top Resa, IFTM pour les intimes, il va bien falloir que les uns et les autres dévoilent un peu les cartes.

Et ce n’est pas simple. Tellement pas simple qu’on a l’impression que tout le monde reste prudent, quasi caché, en souhaitant que la tempête s’éloigne véritablement, ce qui est loin d’être le cas.

Si certains voyagistes, gestionnaires hors pairs, restent relativement confiants, combien sont actuellement au bord du gouffre ? Je ne plaisante pas. Les fonds financiers des uns et des autres ne sont pas éternels. 

Jean-Baptiste Lemoyne, dans ses interventions à notre Dîner des Décideurs et chez mon camarade Abitbol à la soirée Havas Voyages, s’est montré rassurant. Le contraire aurait été étonnant, particulièrement à l’approche d’une campagne présidentielle qui s’annonce musclée…

Dominique Gobert, éditorialiste

L’APST, qui selon mes informations, serait en bonne voie afin de retrouver une certaine sérénité, n’aura toutefois aucune latitude en cas de certaines défaillances.

Pour le transport aérien, c’est encore plus compliqué, avec parfois quelques aberrations dont j’avoue ne pas saisir totalement la logique. Rien ne va vraiment au royaume du PAF. Pour ceux qui se réveillent après une dure soirée, le PAF c’est le Paysage Aérien Français.

Prenons tout à fait au hasard Air France, pour laquelle, contrairement à ce que pensent un certain nombre de mes amis, je n’ai strictement aucune animosité. Bien au contraire.

Uncle Ben, Smith de son nom, est venu à grand renfort d’applaudissements du Canada « sauver » notre compagnie et la remettre en état de marche. Qu’en est-il ? Après 3 ans – il est arrivé en 2018 -, rien n’a franchement bougé. Certes, Hop! a disparu et les syndicats semblent apaisés.

La crise covidiesque (ou covidienne, comme vous voulez) est passée par là.  Notre compagnie aérienne a perçu quelques milliards de la part de l’Etat afin de passer le cap, et c’est pas fini. Ben, rien à faire, la chute se poursuit. 1,489 milliard de perte nette au 2ème trimestre 2021. Néanmoins, et là, j’admire la finesse des communicants de la compagnie, « le groupe a amélioré ses résultats au 2ème trimestre 2021 » (sic).

Quant aux perspectives, « depuis juin, les premiers signes de la reprise sont visibles ». (re-sic).

Ben, j’espère que les « signes de la reprise » vont se concrétiser, parce qu’à 50 briques de pertes la journée, ça fait cher.

Et pendant ce temps-là, nos compagnies aériennes « mineures » (sans connotations péjoratives) se battent afin de survivre. Air Caraïbes, Corsair, Air Austral se parlent, tentent pas mal de combinaisons.

Et chacune d’espérer l’investisseur. Celui qui, appuyé par un fonds conséquent, viendra… à moins qu’il ne soit déjà en route, tel le corsaire à l’assaut.

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