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L’édito de Dominique Gobert : ne coupez pas encore les aides, monsieur Le Maire

Après la guerre du Covid, la grande concurrence entre les destinations cet été… en Europe. La guerre, heureusement pacifique, se déroulera dans le sud. Mais pas forcément en Méditerranée du sud…

Alors que la reprise semble (légèrement) actée, les professionnels du tourisme sont à la fois contents tout en restant craintifs. Rien n’est totalement acquis. Il va falloir encore tenir, si tout va bien, une bonne année. Si ce n’est pas deux.

Alors oui, pour cet été, les perspectives sont plutôt encourageantes, pour nos professionnels. Cependant, faut pas rêver, voyager cet été restera très compliqué, du moins en Europe du Nord. Seule destination « amicale » mais pas en Europe, le Liban…

Dominique Gobert, éditorialiste

En revanche, au Sud, ça va bientôt être la foire d’empoigne, entre la Grèce, laquelle a pris une sacrée avance, l’Espagne, et le Portugal qui tient bien la distance.

En ce qui concerne la France, rien de bien nouveau sous le soleil, mais je ne suis pas franchement sûr que nous puissions accueillir autant de visiteurs que nos professionnels l’aimeraient.

Et que nous aurons des vacances franco-françaises, peut-être un peu plus massives qu’à l’accoutumée, dans la mesure où la très grande majorité des Français prendront leurs vacances d’été en France selon de récents « sondages ». Comme quoi, Président Macron aura eu le « bon feeling » en déclarant que « La France, c’est encore mieux ». Il aurait pu aussi, lors du dernier G7, communiquer cette jolie maxime à ses homologues…

Tiens, à propos de G7, je digresse un peu, ça faisait longtemps et puis j’aime ça. Donc, au G7, les pays les plus riches de la planète ont fait œuvre de grande solidarité envers les pays les plus défavorisés, promettant du vaccin anti-Covid en grande quantité. Nous, Français, toujours champions de solidarité, on va leur refiler nos doses d’AstraZeneca dont nous ne voulons pas…. C’est malin !

Bon, reprenons. Même si la météo est bonne en ce moment, rien n’est encore gagné. La plus grande majorité de nos voyagistes ont vécu deux ans de galère et de pertes importantes malgré les soutiens du gouvernement. Il va encore falloir les aider pour au moins une bonne année.

La plupart vont s’en sortir, les clients seront bientôt là. Mais il ne faut pas que Monsieur Le Maire, notre ministre de l’Economie, coupe rapidement les vivres.

C’est même une priorité primordiale, tant pour les emplois que pour l’économie nationale.

Et ça, c’est non négociable.

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