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L’édito de Dominique Gobert : faut pas tout mélanger…

Intense cette semaine passée. Tourisme au point plus que mort, des vaccins qui arrivent au compte-goutte, confinement partiel en période de vacances scolaires et que sais-je encore. Pourtant, les professionnels ne cèdent rien et prévoient déjà le retour… vers le futur !

De quoi déstabiliser le plus affuté des observateurs. Une nouvelle d’ailleurs qui est tombée, brutalement, et qui a retourné tout le Landerneau du secteur. Je l’avoue, très humblement, j’ai non seulement failli m’y faire prendre mais encore je m’ai trompé.

Totalement.

Mais, quand on se plante, faut avoir la modestie et l’honnêteté de le reconnaître.

En début de semaine, nous avons appris par nos confrères, chez qui j’ai travaillé avec bonheur durant de nombreuses années, la « réorganisation » du groupe Salaün. En des termes qui, moi qui n’en suis pas à un euphémisme près, ni même à une raillerie cynique, choqué. Et blessé pour des personnes qui n’ont pas démérité.

Vous l’aurez compris, mes lecteurs assidus bien que parfois pas toujours très attentifs, il s’agit de la nomination de l’ancien patron de Thomas Cook France, Nicolas Delors (ou Delord, je sais jamais si son patronyme se termine par un S ou un D) à la direction générale du Groupe Salaün.

Dominique Gobert, éditorialiste

Ce dernier, dès le lendemain de cette annonce, a publié un communiqué rétablissant la vraie vérité. Trop tard, le mal était fait et bien fait, blessant au passage, un homme qui ne mérite que le respect pour son professionnalisme et sa loyauté, j’ai nommé mon ami Le Pennec. Qui reste bien entendu membre à part entière du comité directeur de la boîte !

Comme tout le monde, je n’ai pas vu plus loin. J’ai même failli écrire « erreur de casting ».

Ben non, c’est mal connaître le Breton de Bretagne, qui ne se laisse jamais abattre et au contraire a toujours un coup (non, pas d’amalgame, s’il vous plaît) si ce n’est deux d’avance.

La crise est là, certes, mais chez les Bretons, on prépare déjà la reprise. Cette grosse reprise qui verra (mais quand) exploser l’envie de nos compatriotes de se bouger, de repartir poursuivre leur découverte du monde.

N’oublions pas que, d’autocariste provincial, le groupe, à force de bonne gestion, de travail acharné de la part de ses dirigeants ancestraux, est devenu le 6ème tour-opérateur français et entend bien poursuivre son ascension.

Que, de petit réseau provincial de distribution, il n’a pas encore rattrapé un Selectour, mais dispose de plusieurs centaines de points de vente dans l’Hexagone. Et que la chute de Thomas Cook l’a bien obligé à revoir totalement son dispositif !

J’avoue avoir eu, moi qui ne l’ai pas ménagé, une petite interrogation vis-à-vis de Nicolas Delord. Il n’a pourtant, finalement, pas démérité chez Thomas Cook, ce machin qui n’était pas gérable et que les Anglais ont abandonné comme une vieille bouse sur le trottoir.

Salaün est malin. Il n’hésite pas quand il s’agit de la vie de son entreprise et c’est bien. Et, contrairement à ce que beaucoup ont pensé, il est d’une fidélité à toute épreuve envers ses amis.

1 commentaire
  1. BZH dit

    Bonjour Monsieur Gobert. Il n’est pas étonnant de voir votre édito favorable à Monsieur Salaun vous l’avez toujours été. Si l’article de vos confrères se trompe sur la situation de Monsieur Le Pennec tant mieux car il a beaucoup donné à l’entreprise. Par contre dans cet article il était aussi question du mécontentement des agents de voyage du groupe et du manque de communication interne, mais à priori cela est peu important. Car contrairement à ce que dit Michel Salaun, les salariés ont peu de nouvelles de la direction et beaucoup sont inquiets de l’arrivée de Monsieur Delord. Bon courage à tous les agents de voyage dans cette période compliquée, petites mains souvent féminines ayant peu de reconnaissance.

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