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L’édito de Dominique Gobert : encore quelques efforts…

Bonne année, bonne santé… Comme d’habitude à cette période, sincères ou pas, ces vœux sont une étape obligée. Bon, on avait déjà fait ça l’année dernière, avec le résultat que l’on a connu ! Et maintenant ?

Vous me direz que, lorsque l’on s’attend au pire, on n’est jamais déçu. D’accord, cette année s’annonce, comment dire, moins pire que 2020, en voulant absolument rester positif. Trump s’en va, il aura réussi (du moins pour le moment) à ne pas déclencher de guerre. Le vaccin anti-Covid arrive, au compte-goutte chez nous, mais bon, j’y crois quand même. Et l’on peut espérer que la liberté de bouger va revenir.

Encore faudra-t-il, pour ces milliers d’acteurs et professionnels du tourisme, arriver à tenir économiquement, cette longue étape qui est loin d’être terminée.

Tenir, encore et toujours, tel est le maître-mot. Mais pour tenir, il faut aussi disposer, de la part de nos dirigeants, d’une communication claire et précise, sans toutes ces tergiversations et autres balivernes et billevesées qui alimentent les couloirs de tous les ministères, Elysée compris !

Dominique Gobert, éditorialiste

Bien sûr, des mesures économiques, importantes, ont été prises. Bien sûr, de la part de beaucoup, ce n’est jamais assez. Bien sûr, chaque secteur de cette économie, reconnue enfin (mais à quel prix !) à sa juste valeur plaide pour en avoir « encore plus ».

Normal et tellement humain !

Mais on peut se poser quand même quelques questions quant à la disparité du traitement entre les uns et les autres. Pourquoi, par exemple, peut-ont se rendre au soleil des territoires d’Outre-mer, tandis que la montagne française est obstinément fermée ? Et que l’on ne vienne pas me dire que l’hiver, à la montagne, dans les stations de ski, il n’est pas indispensable de pratiquer le ski.

Caramba.

Il y a sûrement moins de risque de propagation du virus à faire la file d’attente au pied des remontées mécaniques que de prendre le métro à Paris ou à Marseille, serrés comme des sardines (du port de Marseille d’ailleurs).

Et Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat au Tourisme, a beau dire à nos concitoyens « réservez vos vacances de février dans les stations, vous ne risquez rien. Au pire vous serez remboursés »… Si c’est pour aller au ski et se faire un pique-nique (les restos étant fermés) sur les pistes, faudrait quand même le vouloir.

Pour les agences et les tour-opérateurs, l’avenir est encore très brouillardeux. Bien sûr, les exonérations de charges sont prolongées, de même que la prise en charge du chômage partiel. Oui, mais en attendant, les boîtes commencent à « rationaliser », pour parler correct, leur masse salariale…

Et les PGE ? Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, commence à envisager un report des remboursements à une année supplémentaire… D’accord, les banques prêteuses – ce qui représente quand même plusieurs milliards d’euros pour notre secteur – vont suivre avec plus ou moins d’enthousiasme. Mais ne serait-il pas plus malin (n’oublions pas l’échéance de 2022) de commencer à parler de transformation en fonds propres ?

Enfin, ce que j’en dis…

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