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L’édito de Dominique Gobert : fini le rififi, au boulot !

Décidément, cette rentrée, délicate en termes d’avenir pour la profession, révèle quelques ardeurs. Le confinement aura surement échauffé certains esprits et fait surgir de vieux démons du passé…

On le savait, et ce n’est vraiment pas un scoop comme on dit dans toute bonne vieille gazette : depuis la chute, irréelle, de Thomas Cook, l’APST est en difficulté. Grave difficulté même.

Pas une raison pour tirer à boulets rouges, pas une raison pour invectiver, pas une raison pour détruire non seulement une institution mais également des hommes et des femmes qui œuvrent, bénévolement faut-il le rappeler, pour le bien de tous. Ou du moins la volonté de faire « du mieux possible ».

Alors, c’est vrai : Thomas Cook, dans sa chute, a conduit brutalement l’Association au quasi-bord du gouffre. Ajoutez à cela la brusque et inopinée incursion du Covid-19 dans le paysage mondial et c’est une cata sans précédent. Est-ce une raison pour insulter et déblatérer sur le dirigeant de cette association ?

Dominique Gobert, éditorialiste

Et que ce dirigeant, cette dame Philipon (petit Patapon) -parce qu’il ne faut jamais perdre un semblant d’humour- n’avait pas beaucoup de marge de manœuvre afin de tenter de sortir d’une situation improbable.

Bien sûr, et ce n’est pas un secret, la décision de vendre l’immeuble de la rue Carnot a été prise dès le mois de mars. Bien sûr, tous les membres du bureau et Conseil étaient au courant. La décision a été prise et votée à la majorité. Faut pas arriver la bouche enfarinée en ce début septembre en disant « on savait pas ».

En revanche, avoir crû que ce bien immobilier valait dans les 35 briques, c’était une belle connerie. Si tout va bien, le bâtiment sera vendu aux alentours de 21 millions. Et pas moyen de faire autrement, c’est une des conditions imposées par Bercy afin de, peut-être, aider l’association et garantir un prêt qui devrait avoisiner les 150 millions.

Bien sûr, devant une telle situation, Dame Philipon n’avait pas tellement de choix. Peut-être peut-on dire -et encore- qu’elle aura été maladroite dans sa communication. Qui pourrait vraiment lui en vouloir ?

Et j’aimerais bien connaître les solutions proposées par les détracteurs de tout poil qui ne songent qu’à détruire au lieu de réfléchir à résoudre les problèmes. Yaka, faukon, ça n’a jamais rien résolu, mais ça fait causer.

Et puis, allons plus loin. A qui la faute, si tant est que l’on puisse imputer une faute à quelqu’un ? A l’ancien président, qui avait accueilli à nouveau Thomas Cook au sein de la prestigieuse Association ? Sûrement pas. Encore aurait-il été opportun de vérifier plus attentivement les contre garanties proposées par Thomas Cook. Le cas de Fram, quelques années plus tôt et qui a causé bien des frayeurs à l’APST, aurait du rendre plus prudent, sans doute.

Le virus ? Qui pouvait prévoir, d’autant que ses dégâts « professionnels » pourraient coûter entre 45 et 136 millions ! Si jamais TUI France avait un accident, je n’ose pas imaginer.

Incompétente ais-je entendu, la Dame Philipon ?

Ben franchement, j’aimerais bien être aussi incompétent.

Et maintenant que le Conseil lui a voté à l’unanimité les pleins pouvoirs, il suffit de la laisser bosser !

Amen.

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2 commentaires
  1. bernard dit

    Il faut sauver le soldat APST! Mais… Il faudra aussi réformer en profondeur et notamment :
    – Sécuriser les relations BTOB dans les prises en charge par l’APST (ce qui n’est pas le cas aujourd’hui).
    Je suis par contre à 100% pour que cela soit financé par une cotisation du voyageur prélevé par le revendeur. Perdre ma maison car un TO m’a planté… Cela ne doit pas arriver. Il faut que la garantie voyageur soit élargie à celui qui paye tous les ans de grosses cotisations…. à savoir l’agence

  2. CHAPUS Franck dit

    Dominique, merci pour cet article plein de bon sens et de vérités !!! Les coups bas et les insultes vous connaissez et vous en avez connu !!! Vous ne pouvez pas imaginer, comme ça fait du bien…surtout pour Alix Philippon, qui aurait pu, maintes fois abandonner, comte tenu de circonstances personnelles !!! Et encore, aujourd’hui !
    Je suis fier de l’avoir accompagné (sans compter nos peurs, nos angoisses, pour la profession, nos difficultés, les attaques, les insultes) et de ce que nous avons fait…l’avenir nous dira le reste ?

    Merci de faire votre métier, avec honnêteté, sans chercher le « sensationnel », le « scandale » avec des titres ravageurs et accrocheurs pour faire le buzz (comme certains que vous connaissez bien) !!!

    Franck Chapus vice-président régions APST

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