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Jean-Baptiste Lemoyne : l’activité partielle est prolongée « jusqu’à la fin décembre »

Toujours éprouvées par la crise du Covid-19, les entreprises du voyage pourront poursuivre l’activité partielle dans des conditions préférentielles.

« Le Premier ministre a indiqué que l’activité partielle se poursuivrait selon des modalités préférentielles jusqu’à la fin du mois de décembre », a souligné Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat chargé du tourisme. Cette annonce, effectuée à l’issue du Comité de filière tourisme (CFT) vendredi 4 septembre, confirme les propos que Jean-Baptiste Lemoyne avait lui-même tenus dès le mois de juillet. Le dispositif prévoit que les entreprises aient à leur charge un solde de 15%, a-t-il précisé. Reste à savoir s’il sera prolongé début 2021, en fonction du niveau de reprise de l’activité.

« L’Etat est là et demeurera aux côtés des professionnels », a-t-il ajouté, en rappelant la feuille de route du 14 mai. L’ex-Premier ministre Edouard Philippe présentait alors le plan de relance pour le tourisme, et son enveloppe de 18 milliards d’euros. A fin juillet 2020, près de trois milliards ont été injectés dans la seule activité partielle pour le secteur de l’hôtellerie-restauration, durement touché par la crise.

Le Premier ministre Jean Castex pourrait réunir le prochain Comité interministériel pour le tourisme au cours de la première quinzaine d’octobre. Le CFT compte se réunir le 15 septembre et le 23 septembre pour avancer sur les mesures de soutien au secteur.

Un été bleu-blanc-rouge

Le secrétaire d’Etat en a profité pour dresser un bilan de l’été. « La saison a eu lieu, ce n’était pas joué d’avance », a-t-il expliqué en préambule. « Nous revenons de loin, les Français ont entendu l’appel pour un été bleu-blanc-rouge. Ils sont massivement partis en France. » Ce que confirme ADN Tourisme, indiquant que 94% des Français ont séjourné en France. Cette affluence a en partie compensé l’absence de nombreux visiteurs internationaux. S’agissant des clientèles européennes de proximité, Belges, Néerlandais, Suisses ont fait preuve d’une « très bonne résistance ». En revanche, Italiens et Espagnols ont fortement manqué à l’appel, tout comme les visiteurs extra-européens.

De fortes disparités territoriales

La photographie globale de la saison cache des bilans contrastés. Des territoires littoraux comme le Var, les Pyrénées-Atlantiques, la façade atlantique, les territoires de montagne ont bien tiré leur épingle du jeu. A contrario, des destinations dépendantes des voyageurs chinois et américains comme Paris ont souffert.

En termes d’hébergement, ce sont principalement les locations saisonnières qui ont été plébiscitées. S’agissant des hôtels, ils étaient ouverts à 80%, mais cette moyenne cache de grands écarts. En termes de taux d’occupation, ils ont connu des fortunes diverses en fonction de leur localisation géographique. Jean-Baptiste Lemoyne a parlé de soulagement général, mais aussi de gravité pour la filière événementielle. L’Ile-de-France est particulièrement à la peine. « Il faut (encore) vivre avec le virus, ce qui génère des changements, des adaptations et des réservations souvent très tardives. »

Une érosion de 50% des recette internationales

En termes de recettes internationales, la France affiche 12,3 milliards d’euros au premier semestre 2020, contre 25,5 milliards l’année précédente. Mais au chapitre de l’ensemble des recettes touristiques, « la France, grâce à son marché domestique solide, résiste mieux que ses voisins européens », a noté Jean-Baptiste Lemoyne, en livrant des estimations : l’Espagne annonce un recul de 50%, l’Italie de 75%, la France d’environ -25%.

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